Dans le pénal, imaginons, par exemple, qu’en se livrant à des poursuites contre une bande de malfrats pour trafic de drogue, les limiers de l’Interpol découvrent qu’en outre ils séquestrent, et exploitent sur le pavé, de véritables esclaves. Sauf urgence ou flagrant délit, ils ne peuvent pas intervenir avant d’informer le parquet et la police de l’État dont les criminels sont des ressortissants. Et également les autorités, souvent différentes, dont dépendent les victimes.
Ces mécanismes ressemblent fort aux dispositions du protocole signé entre le TSL et le Liban qui est tenu de livrer à La Haye tout ressortissant faisant l’objet d’un mandat d’arrêt international. « En principe » serait-on tenté d’indiquer, mais cette fois d’une manière justifiée, et non douteuse, comme dans la déclaration ministérielle au sujet de la vocation de droit du TSL.
Impasse
En effet, il est peu probable que les services libanais ou l’Interpol, et les gouvernements qui y sont affiliés, puissent jamais approcher les suspects recherchés. « Ni maintenant ni dans trois cents années », ricane d’ailleurs Nasrallah. Car un homme prévenu, et le mot est à sa place, en vaut deux : les intéressés sont ou bien réfugiés dans quelque pays sûr, soit à l’abri dans l’un des fiefs du Hezbollah en banlieue sud, au Sud ou dans la Békaa. Avec ou sans de fausses pièces d’identité, cartes du même nom et autres passeports.
Pour le fond, poursuit l’expert, il est grand temps de divulguer l’acte d’accusation dans son ensemble. Pour vérifier d’abord s’il existe des indices suffisants permettant les poursuites contre les quatre suspects. Et pour pouvoir commenter, approuver ou critiquer la teneur d’un document qui reste mystérieusement secret, sans raison déclarée. Des membres du gouvernement pensent qu’en tout cas, les charges retenues contre les suspects ne peuvent être prises en compte. Car, à leurs yeux, le TSL serait manipulé par le tandem israélo-américain aux fins de nuire au Hezbollah. Si l’exécutif ratifie cette thèse, il est évident qu’il ne lèverait pas le petit doigt pour exécuter l’interpellation.
Cependant, le juriste affirme qu’il en irait différemment avec les mandats d’arrêt appelés à être lancés non plus contre des exécutants, mais contre les commanditaires de l’attentat. D’abord parce qu’à ce niveau, toute autorité concernée serait obligée de coopérer. Car elle serait, par rapport au pouvoir suprême qu’est le Conseil de sécurité de l’ONU, sous le coup du sévère chapitre VII. Ensuite, et en pratique, parce que les figures de proue qui seraient mises en cause, qu’elles aient ou non un statut officiel, ne pourraient ni se masquer ni se réfugier dans un village reculé du Sud-Liban, ou au Zimbabwe sub-inférieur !
Par ailleurs, il y a la question du financement du TSL. L’ONU peut certes pallier une éventuelle décision du Liban, sur exigence du Hezb, de ne plus verser sa consistante quote-part de 49 %. Mais la mise au point de la relève, la détermination de l’apport de chaque nouveau contributeur, prendrait certainement du temps. Et cela retarderait l’ouverture du procès. D’autant que, dans la marge, le TSL doit se référer au gouvernement libanais, qui a voix au chapitre, lors de sa demande de reconduction, en avril 2012. En même temps, il faudra renouveler la mission des juges libanais, et confirmer ou modifier le protocole créant le TSL conclu entre l’ONU et le gouvernement libanais.
Beaucoup d’obstacles en perspective. Avec un gouvernement libanais qui, sous l’impulsion d’un Hezbollah dominant, rue désormais dans les brancards. Mais aussi, à l’extérieur, avec les réticences de la Chine et de la Russie face aux vues des Occidentaux. Tant pour ce qui est de la Syrie qu’au sujet du procès Hariri. Mais d’ici à l’an prochain beaucoup de choses peuvent se passer, et se passent d’ailleurs déjà, dans la région. L’évolution conditionnant en partie ou l’accélération ou le retard, sinon le gel, de la procédure du TSL.


Tout çà,c'est du baratin...l'essentiel est ailleurs et nous le savons tous.Ma crainte est que des parties"bien connues" comme, on dit chez nous,ne provoquent une nouvelle conflagration à la frontière sud,au plus grand profit du Hezb et des Isarëliens qui ont ,en l'occurence les mêmes intêrets objectifs.Les premiers ,effacer toute contestation de légitimité au nom de la "résistance",les deuxièmes maintenir la fiction d'un Etat juif agressé par les méchants Arabes musulmans...et je vous le dis à l'avance,si conflagration il y a,les positions et les forces du Hezb seront peu touchées...la cible prioritaire des Israëliens sera une destruction systématique des infrastructures du Liban de manière que notre pays ne représente plus de danger pour Israël au plans économique,politique,et surtout en tant qu'exemple de coexistence (sic!)Les Israëliens "permettront" au Hezb de s'implanter manu militari dans les régions chrétiennes sous couvert de ses alliés,avec pour objectif une nouvelle émigration massive des chrétiens...et comme qui part à la chasse à la survie perd sa place,suivez mon regard...c'est proprement démoniaque...mais,car il y a un mais,ce plan peut ne pas fonctionner,et à mon sens ne fonctionnera pas(nchalla)....grâce aux Libanais,qui en ont marre...j'ai cité l'immense majorité de ceux qui ne veulent plus être pris pour de la chair à canons et pour des crétins...de tous les bords!J'y crois et nous y croyons...quant à ceux qui appellent de leurs voeux cette confrontation,et il y en a dans ces colonnes,j'éspère qu'ils seront au premier rang des combattants,n'est ce pas?
06 h 58, le 15 juillet 2011