Nombre de nos politiciens utilisent le langage pour s’exercer à la langue de bois, ou pour jouer sur les mots, histoire d’esquiver leurs responsabilités, ou surtout pour se lancer dans de violents discours contre ceux qui ne partagent pas leur opinion. Or, ce vocabulaire outrancier, qui vise à dénigrer, à discréditer ou encore à défier ceux qui sont d’un autre bord, reflète de leur part un réel mépris d’un minimum de respect. Leurs accusations, insultes et autres attaques qui font partie intégrante de leurs discours tonitruants, bousculent, voire dynamitent toute notion de pudeur. Heureusement que, loin de ces assourdissantes surenchères, dégradantes et décadentes, d’autres natifs du pays de l’alphabet utilisent celui-ci pour porter au monde des messages de tolérance et de paix. Amin Maalouf, notre Immortel libanais, est entré à l’Académie française grâce à des réflexions et des mots véhiculant des valeurs essentielles de coexistence et de rapprochement. Son imagination et ses connaissances, il les met au service de sa noble conviction : à savoir qu’un monde pluraliste et diversifié peut parfaitement exister. Depuis des décennies qu’il œuvre sans relâche à prôner l’égale dignité de toutes les cultures, Amin Maalouf a atteint les plus grands sommets de l’humanisme. Aidé de sa langue qu’il a choisi pacifiste, il se propulse et propulse le Liban aux plus hauts échelons du progrès et du développement de l’homme. Avec son élection à l’Académie française, ce poète romancier s’honore et honore son pays. Mais celui-ci l’honore-t-il vraiment ? Jusqu’à présent, peu d’indices montrent que le Liban officiel a essayé de sortir de l’ambiance hostile et querelleuse dans laquelle il se complaît, pour accorder son attention aux faits dont il doit s’enorgueillir. Le gouvernement se donnera-t-il le temps de percevoir l’envergure d’Amin Maalouf ? Finira-t-il par mesurer à sa juste valeur cette personnalité éminente issue du pays du Cèdre ? Rêvons un peu... Des préparatifs desquels nous ne sommes pas encore informés battent actuellement son plein, et très prochainement nous assisterons au Liban à une éclatante célébration digne de cet événement exceptionnel, digne d’Amin Maalouf et de sa grandeur.
Nombre de nos politiciens utilisent le langage pour s’exercer à la langue de bois, ou pour jouer sur les mots, histoire d’esquiver leurs responsabilités, ou surtout pour se lancer dans de violents discours contre ceux qui ne partagent pas leur opinion. Or, ce vocabulaire outrancier, qui vise à dénigrer, à discréditer ou encore à défier ceux qui sont d’un autre bord, reflète de leur part un réel mépris d’un minimum de respect. Leurs accusations, insultes et autres attaques qui font partie intégrante de leurs discours tonitruants, bousculent, voire dynamitent toute notion de pudeur. Heureusement que, loin de ces assourdissantes surenchères, dégradantes et décadentes, d’autres natifs du pays de l’alphabet utilisent celui-ci pour porter au monde des messages de tolérance et de paix. Amin Maalouf, notre Immortel...
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