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Économie - Égypte

Un budget 2011/2012 moins déficitaire que prévu

L’armée, au pouvoir en Égypte depuis la chute en février de l’ancien président Hosni Moubarak, a approuvé hier une version révisée du projet de budget annuel du pays soumis par le gouvernement, moins déficitaire qu’initialement prévu.
Le projet de budget pour l’année allant de juillet 2011 à juin 2012 a été entériné par le maréchal Hussein Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA), a annoncé le ministère des Finances dans un communiqué.
Le gouvernement, chargé des affaires courantes, avait dû revoir sa copie après avoir présenté un projet prévoyant un déficit s’élevant à 11 % du PIB en raison d’une forte hausse des dépenses publiques.
La nouvelle loi de finances ramène le déficit à 8,6 % du PIB, en revoyant à la baisse les dépenses de l’État, qui s’établissent à 490,6 milliards de livres égyptiennes (83,1 milliards de dollars), pour des recettes estimées à 349,6 milliards (59,3 milliards de dollars).
La réduction des dépenses s’est accompagnée le 25 juin de l’annonce par l’Égypte qu’elle renonçait à un prêt de 3 milliards de dollars de la part du FMI et à une aide en cours de négociation auprès de la Banque mondiale pour passer un cap économique et social difficile.
La révolte du début de l’année, qui a chassé M. Moubarak après trois décennies au pouvoir, a entraîné un fort ralentissement économique, après des années de croissance annuelle entre 5 et 7 %, marqué par une chute du tourisme, une baisse des investissements étrangers et la stagnation de nombreuses industries.
Le renoncement aux financements des institutions internationales a été justifié par une volonté de préserver l’indépendance de l’Égypte, le recours préférentiel à des capitaux arabe et le fait qu’un pouvoir de transition ne devait pas prendre des décisions d’endettement sur le long terme.
Le 30 juin, une dirigeante du FMI avait jugé que ce budget était moins favorable aux plus pauvres que celui que le pays aurait pu se permettre avec l’aide de l’institution.
« L’aide financière du FMI aurait aidé à financer une hausse des salaires dans la fonction publique pour ceux en bas de l’échelle et une expansion des programmes de création d’emplois », a affirmé la directrice adjointe du département Moyen-Orient du FMI, Ratna Sahay.
« Elle aurait soutenu des projets pour accroître les investissements dans l’éducation, la santé et le logement social, ce qui aurait ensuite contribué à une reprise plus rapide de l’économie égyptienne », a-t-elle ajouté.

(Source : AFP)
L’armée, au pouvoir en Égypte depuis la chute en février de l’ancien président Hosni Moubarak, a approuvé hier une version révisée du projet de budget annuel du pays soumis par le gouvernement, moins déficitaire qu’initialement prévu.Le projet de budget pour l’année allant de juillet 2011 à juin 2012 a été entériné par le maréchal Hussein Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA), a annoncé le ministère des Finances dans un communiqué.Le gouvernement, chargé des affaires courantes, avait dû revoir sa copie après avoir présenté un projet prévoyant un déficit s’élevant à 11 % du PIB en raison d’une forte hausse des dépenses publiques.La nouvelle loi de finances ramène le déficit à 8,6 % du PIB, en revoyant à la baisse les dépenses de l’État, qui s’établissent à 490,6...
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