Un article du « Wall Street Journal » s’attaque au secteur bancaire libanais
OLJ /
le 17 juin 2011 à 00h36
Dans un article surprenant publié récemment, le Wall Street Journal a affirmé que le Liban est un « paradis régional pour le blanchiment d’argent ». Intitulé « Don’t bank on Beirut » (« Ne faites pas confiance à Beyrouth », en anglais), cet article, signé du journaliste Bret Stephens, a été repris par de nombreux quotidiens libanais, provoquant des interrogations en raison de son contenu particulièrement virulent et à caractère politique. Indiquant que le Liban « est en passe de devenir sous contrôle effectif du Hezbollah », le Wall Street Journal a dénoncé les liens évidents, selon lui, du secteur bancaire libanais avec les « terroristes et les tyrans » qui « y conduisent leurs transactions », s’appuyant sur les affaires de la Lebanese Canadian Bank (LCB), ainsi qu’à celles, plus anciennes, d’al-Madina Bank (qui remonte à 2003). Soulignant que grâce au blanchiment d’argent la « Bête syrienne est nourrie », l’auteur n’a pas épargné au passage le gouverneur de la Banque centrale, Riad Salamé, s’interrogeant sur « l’avantage d’avoir un gouverneur (...) qui peut être accepté à la fois par Damas, Washington, Paris, Riyad et Téhéran ». « Surveiller les banques libanaises est un moyen de rappeler (par l’Occident) aux politiciens (...) qu’il y a un prix à payer lorsqu’on fait cause commune avec le Hezbollah », a-t-il enfin conclu. Rappelons que la LCB a été accusée il y a quelques mois par le Trésor américain de blanchiment d’argent au profit du Hezbollah, tandis qu’al-Madina Bank, très proche du régime syrien, selon un rapport du magazine Fortune cité par Wall Street Journal, a été épinglée en 2003 pour les mêmes raisons.
Dans un article surprenant publié récemment, le Wall Street Journal a affirmé que le Liban est un « paradis régional pour le blanchiment d’argent ». Intitulé « Don’t bank on Beirut » (« Ne faites pas confiance à Beyrouth », en anglais), cet article, signé du journaliste Bret Stephens, a été repris par de nombreux quotidiens libanais, provoquant des interrogations en raison de son contenu particulièrement virulent et à caractère politique.Indiquant que le Liban « est en passe de devenir sous contrôle effectif du Hezbollah », le Wall Street Journal a dénoncé les liens évidents, selon lui, du secteur bancaire libanais avec les « terroristes et les tyrans » qui « y conduisent leurs transactions », s’appuyant sur les affaires de la Lebanese Canadian Bank (LCB), ainsi qu’à celles, plus...
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