« It’s not time to make a change, just sit down and make it slowly », conseillait Cat Stevens à son fils dans Father and Son. Il est en effet plus difficile de se révéler père que maman. Une femme naît avec l’évidence qu’elle sera un jour mère. Mais une fois que c’est fait, la vie se trouve chamboulée et le papa se trouve des dons jusque-là inconnus.
Papa sacrifice dans La vita è bella, Roberto Benigni est prêt à donner sa vie pour son fils. Papa maladroit dans Somewhere de Sofia Coppola, Stefen Dorff se familiarise avec la paternité. Papa amour et tendresse, mais aussi très protecteur dans Father of the Bride, un rôle qu’interpréteront à merveille – à quarante ans d’intervalle – d’abord Spencer Tracey en 1950 ensuite Steve Martin en 1991. Les pères sont drôles, tendres, affectueux. Ils ne craignent pas le ridicule et se transforment en nounous (Miss Doubtfire), ou font des promesses à leurs enfants même s’ils savent qu’ils ne vont pas les tenir (Liar Liar). Ce sont ceux qui voient leurs enfants grandir tout en grandissant avec eux. Ce sont ceux qui les tiennent par la main soit pour les amener vers un autel où un étranger les prendra et leur donnera un autre nom (s’il s’agit d’une fille), ou pour les emmener vers une route (The Road), ou encore pour leur donner tout leur savoir (The Godfather). Ce sont ceux qui, aussi, ont refusé un jour d’endosser la responsabilité de père (Nine Months) pour se réveiller le lendemain dans la peau d’un papa (Trois hommes et un couffin). Ce sont ceux qui, tout autant que les mamans, donnent tout, sans rien exiger en retour. Enfin, les papas sont tous ceux (officiels ou non officiels) qu’on fête le 21 juin.


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