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Lifestyle - Environnement

En Nouvelle-Zélande, l’expansion de l’aquaculture fait des vagues

Les problèmes environnementaux créés par les fermes de saumons en Écosse ou au Chili sont apparus avec l’expansion rapide de leurs activités. Neil Sands/AFP

Aux commandes de son bateau pour touristes, Peter Beech observe une volée de mouettes piquer sur les bassins d’une ferme d’élevage de saumons. Inquiet, il est persuadé que l’aquaculture va provoquer un désastre écologique sur le littoral spectaculaire de Marlborough Sounds en Nouvelle-Zélande. « Je ne suis pas sûr que ce soit un combat que l’on puisse gagner », lâche cet homme, dont la famille est enracinée depuis six générations dans cette région à l’extrême nord-est de l’île du sud de la Nouvelle-Zélande.
Toute sa vie, il a navigué sur les flots cristallins de sa contrée natale, faisant découvrir aux touristes phoques, dauphins et baleines, qui fréquentent les lieux. La récente décision du gouvernement néo-zélandais de mettre un terme, au bout de dix ans, au moratoire sur le développement de l’aquaculture dans la région, le scandalise. « On est en train de transformer nos magnifiques fjords en une grande zone d’élevage de poissons », maugrée-t-il.
La New Zealand King Salmon Company a déjà fait une demande pour créer plus de fermes afin de doubler sa production de saumon à 15 000 tonnes d’ici à 2015, avec l’objectif à long terme de devenir une société qui pèse 284 millions d’euros. La décision de Wellington a soulevé un vif débat sur la possibilité de développer l’aquaculture dans des zones écologiquement fragiles, sans mettre en danger le développement durable.
Alors que s’accroît la demande mondiale en poissons et fruits de mer, notamment sur les marchés asiatiques, l’aquaculture représente 46 % de la consommation totale, une part qui ne cesse d’augmenter au moment où les stocks naturels sont en déclin, selon un rapport des Nations unies, publié l’an dernier.
New Zealand King Salmon se dit parfaitement consciente de ses responsabilités en matière d’environnement et souligne que les fermes aquacoles de Marlborough Sounds installées avant le moratoire n’ont jamais posé de problèmes. L’expansion de cette activité va générer des emplois dont la région a cruellement besoin, fait valoir Grant Rosewarne, son directeur général. Le saumon fumé de première qualité atteint 142 euros le kilo, offrant de juteuses recettes à l’exportation pour l’économie néo-zélandaise vacillante. Si le plan de développement est mené à son terme, les bassins de King Salmon ne couvriront que 15 hectares des eaux de Marlborough Sounds, soit 0,1 % du total, observe-t-il.
Pourtant, les problèmes environnementaux créés par les fermes de saumons en Écosse ou au Chili sont apparus avec l’expansion rapide de leurs activités, s’inquiète Peter Beech, à la tête de l’association écologiste Guardians of the Sounds. « La seule raison pour laquelle nous n’avons pas encore de problèmes ici est qu’il n’y a pas beaucoup de bassins. Mais aussitôt que l’élevage sera intensif, il y aura des maladies, comme ça s’est produit partout ailleurs », prédit-il.
L’écologiste estime que la « pollution visuelle » des fermes – des bassins entourés de barrières – et le risque sanitaire sont un affront au slogan touristique du pays : « Nouvelle-Zélande, 100 % naturelle. »
(Source : AFP)
Aux commandes de son bateau pour touristes, Peter Beech observe une volée de mouettes piquer sur les bassins d’une ferme d’élevage de saumons. Inquiet, il est persuadé que l’aquaculture va provoquer un désastre écologique sur le littoral spectaculaire de Marlborough Sounds en Nouvelle-Zélande. « Je ne suis pas sûr que ce soit un combat que l’on puisse gagner », lâche cet homme, dont la famille est enracinée depuis six générations dans cette région à l’extrême nord-est de l’île du sud de la Nouvelle-Zélande.Toute sa vie, il a navigué sur les flots cristallins de sa contrée natale, faisant découvrir aux touristes phoques, dauphins et baleines, qui fréquentent les lieux. La récente décision du gouvernement néo-zélandais de mettre un terme, au bout de dix ans, au moratoire sur le développement de...
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