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Moyen Orient et Monde - Espagne

Les « indignés » quittent la Puerta del Sol, mais ne désarment pas

Après quatre semaines qui ont transformé la Puerta del Sol, à Madrid, en un symbole du malaise de l’Espagne face au chômage et à la crise, les « indignés » ont plié bagage hier lors d’un « déménagement » festif et coloré. Les uns pliaient les bâches bleues ou vertes, d’autres démontaient à coups de marteau les structures en bois du campement, ou astiquaient le dôme vitré de la station de métro débarrassé de ses centaines d’affichettes.
« Si vous ne nous laissez pas rêver, nous ne vous laisserons pas dormir », avaient-ils prévenu en plantant leur village alternatif le 17 mai sur la grande place au cœur de la capitale. Presque un mois plus tard, malgré les risques de démobilisation, les « indignés » annoncent d’autres rendez-vous, à commencer par une journée de manifestations le 19 juin. Ces derniers jours, ils sont déjà passés à d’autres formes d’action. Un sit-in nocturne, mercredi devant le Parlement, ciblant la classe politique aux cris de « bien sûr, bien sûr qu’ils ne nous représentent pas ». Puis samedi, un face-à-face houleux avec la police antiémeute pour accueillir la réélection du maire conservateur de Madrid, Alberto Ruiz-Gallardon.
Le mouvement était né spontanément le 15 mai d’une manifestation de citoyens autour de cibles disparates : le chômage qui frappe plus de quatre millions d’Espagnols et presque la moitié des moins de 25 ans, les politiciens taxés de cynisme et de corruption, les banques, les dérives du capitalisme.
(Source : AFP)
Après quatre semaines qui ont transformé la Puerta del Sol, à Madrid, en un symbole du malaise de l’Espagne face au chômage et à la crise, les « indignés » ont plié bagage hier lors d’un « déménagement » festif et coloré. Les uns pliaient les bâches bleues ou vertes, d’autres démontaient à coups de marteau les structures en bois du campement, ou astiquaient le dôme vitré de la station de métro débarrassé de ses centaines d’affichettes.« Si vous ne nous laissez pas rêver, nous ne vous laisserons pas dormir », avaient-ils prévenu en plantant leur village alternatif le 17 mai sur la grande place au cœur de la capitale. Presque un mois plus tard, malgré les risques de démobilisation, les « indignés » annoncent d’autres rendez-vous, à commencer par une journée de manifestations le 19 juin....
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