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Nos lecteurs ont la parole

Réflexions sur la présence chrétienne au M-O

Luca VOLONTÉ
En cette période de graves bouleversements au Moyen-Orient, il est important de réfléchir sur la présence chrétienne dans toute la région afin de concentrer l'attention mondiale sur cette question et soutenir les efforts des pays et des communautés internationales.
Le Liban a été récemment défini par le pape Benoît XVI comme un pays qui « constitue un message de liberté, de respect et de coexistence pour la région comme pour le reste du monde ». Ces années, les activités accomplies par les autorités civiles pour éduquer les peuples à la paix et la réconciliation sont très importantes.
À ce propos, il faut mentionner la contribution extraordinaire d'Amine Gemayel et de son parti à la restauration de la paix au Liban et à la promotion du dialogue interreligieux dans toute la région. Il est également important de ne pas oublier le jeune collègue Pierre Gemayel et l'ancien président Béchir Gemayel, brutalement assassinés.
Les chrétiens sont des Arabes, citoyens originaux et authentiques, loyaux à leur patrie et fidèles à tous leurs devoirs nationaux. Leur condition s'est aggravée au début du XXIe siècle. L'intolérance et la violence contre les chrétiens sont en brutale augmentation : 75 % des victimes de violence religieuse dans le monde sont chrétiennes et près de 200 millions de personnes sont persécutées simplement en raison de leur foi. Les attentats contre les communautés chrétiennes dans le monde ont augmenté ainsi que les procès et les condamnations à mort pour blasphème, qui concernent souvent les femmes.
La disparition des communautés chrétiennes au Proche et au Moyen-Orient signifierait la perte d'une partie importante de l'héritage religieux des pays concernés et cela serait également catastrophique pour l'islam, car elle signifierait la victoire du fondamentalisme.
En janvier 2011, le comité des ministres du Conseil de l'Europe a adopté une déclaration condamnant fermement les récents événements tragiques et appelant au respect de la liberté de pensée, de conscience et de religion.
Le 20 janvier 2011, le Parlement européen a adopté une résolution concernant la situation des chrétiens dans le contexte de la liberté de religion, dans laquelle il se dit « gravement préoccupé par le détournement de la religion par les auteurs d'actes terroristes dans diverses régions du monde » et « dénonce l'instrumentalisation de la religion dans divers conflits politiques ». Le 31 janvier 2011, plusieurs ministres des Affaires étrangères d'États membres de l'Union européenne ont contacté lady Ashton, la haut représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, en vue d'une action concertée par les États membres de l'Union.
L'Assemblée du Conseil de l'Europe s'adresses aux États membres du Conseil de l'Europe, aux États du Proche et du Moyen-Orient, aux chefs religieux et à l'Union européenne et recommande au comité des ministres de prendre des mesures concernant la liberté de religion et des droits connexes.
L'Assemblée du Conseil de l'Europe souhaite accorder une attention accrue à la question de la liberté de religion, y compris la liberté de changer de religion, en tant que droit de l'homme, avec une liste de mesures contre les États qui sciemment ne protègent pas les confessions religieuses.
L'Assemblée du Conseil de l'Europe invite les États membres à réaffirmer que le développement des droits de l'homme, de la démocratie et des libertés civiques est la base commune sur laquelle ils construisent leurs relations avec des pays tiers, et à veiller à ce que les accords entre eux et des pays tiers comportent une clause sur la démocratie. Elle invite également les États membres à tenir compte de la situation des chrétiens et d'autres communautés religieuses dans leur dialogue politique bilatéral avec les pays concernés et à promouvoir une politique, au niveau national et du comité des ministres, qui intègre la question du respect des droits fondamentaux des minorités chrétiennes dans les relations avec des pays étrangers. Les États membres devraient aussi élaborer une politique globale d'asile basée sur des motifs religieux, qui reconnaîtrait en particulier la situation spécifique de ceux qui se convertissent à une autre religion.
Le printemps arabe est en train d'introduire de nouveaux changements et la minorité chrétienne veut devenir le protagoniste du nouveau processus de développement. Une paix stable naît du respect de la liberté religieuse et des devoirs des personnes et d'une coexistence solide, qui est ce que l'histoire du Liban, le merveilleux pays du Cèdre, en témoigne.
Nous n'ignorerons jamais les massacres et les violations des droits de l'homme et ne laisserons pas les communautés chrétiennes seules au Proche et au Moyen-Orient.

Luca VOLONTÉ
Député italien, président du groupe parlementaire du Parti populaire européen au Conseil de l'Europe
En cette période de graves bouleversements au Moyen-Orient, il est important de réfléchir sur la présence chrétienne dans toute la région afin de concentrer l'attention mondiale sur cette question et soutenir les efforts des pays et des communautés internationales.Le Liban a été récemment défini par le pape Benoît XVI comme un pays qui « constitue un message de liberté, de respect et de coexistence pour la région comme pour le reste du monde ». Ces années, les activités accomplies par les autorités civiles pour éduquer les peuples à la paix et la réconciliation sont très importantes.À ce propos, il faut mentionner la contribution extraordinaire d'Amine Gemayel et de son parti à la restauration de la paix au Liban et à la promotion du dialogue interreligieux dans toute la région. Il est également important de...
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