Parallèlement, le solde primaire a enregistré un excédent de 17,9 millions de dollars fin avril, contre un excédent de 677,5 millions au cours de la même période de l'an dernier, enregistrant ainsi une baisse de 97,3 % sur un an. En termes relatifs, l'excédent primaire est ainsi passé de 19,3 à 0,5 % du total des dépenses publiques.
Les dépenses en hausse...
Toujours selon le ministère des Finances, on note une hausse de 12,4 % des dépenses publiques sur les quatre premiers mois de l'année. Celles-ci se sont élevées à 3,9 milliards de dollars fin avril, contre 3,5 milliards un an plus tôt. Cette progression a été favorisée par une hausse de 27,8 millions de dollars des dépenses hors service de la dette (+75,8 %).
Dans les détails, les dépenses courantes ont progressé de 23,4 % au cours des quatre premiers mois de l'année, pour s'établir à près de 2,3 milliards de dollars, contre près de 1,86 milliard au cours de la même période de l'année précédente.
Quant au service de la dette, il a progressé de 2,3 % sur un an, à 1,3 milliard de dollars, contre 1,27 milliard un an plus tôt. Toujours au niveau des dépenses budgétaires, les transferts à l'Électricité du Liban (EDL) ont progressé de 15,6 % pour s'établir à 499 millions de dollars fin avril, contre près de 432 millions au cours de la même période de l'an dernier.
Par ailleurs, au niveau des dépenses du Trésor, il convient de préciser que les dépenses allouées aux municipalités ont atteint 83,8 millions de dollars, en hausse de 34 % comparé à l'an dernier.
...et les recettes en baisse
Au niveau des recettes publiques, celles-ci ont reculé au cours des quatre premiers mois de l'année, totalisant 2,5 milliard de dollars (-10,9 %).
Dans les détails, les recettes fiscales ont reculé de 3,7 % fin avril, à 2,1 milliards de dollars. Plus précisément, les recettes provenant de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ont reculé de 0,9 %, à près de 764 millions de dollars.
Les recettes douanières ont, quant à elles, reculé de 20,4 %, à 469,2 millions de dollars. Les droits d'accise (sur l'essence, le tabac, l'alcool et les voitures), dont le montant global a atteint 239,4 millions de dollars fin mars, ont, en parallèle, enregistré un recul de 26,2 % sur un an. Quant aux frais d'enregistrement de propriétés immobilières, ils ont progressé de 3,8 % pour atteindre 167,7 millions de dollars.
Les recettes non fiscales ont, quant à elles, reculé de 0,4 %, à 295 millions de dollars. Cela est notamment dû à la forte baisse des recettes provenant des postes détenus par l'État (Casino du Liban, Loterie nationale, aéroport, port et télécoms), qui ont chuté de 58,4 %, à 152,7 millions de dollars fin avril, contre près de 367,4 millions au cours de la même période en 2010.
En effet, les transferts provenant du secteur des télécoms (qui constituent près de 70 % des revenus générés par les postes de l'État) étaient nuls fin avril, alors qu'ils avaient atteint 219,6 millions de dollars fin avril 2010. Rappelons à cet égard que le ministre démissionnaire des Télécoms, Charbel Nahas, refuse depuis l'an dernier de transférer la totalité des montants générés par le secteur des télécoms au Trésor, plaçant une grande partie de ces sommes dans un compte spécial auprès de la Banque du Liban (BDL).

