La « Pep Team » surpasse déjà la « Dream Team » de Johan Cruyff, sous la houlette duquel Guardiola avait remporté comme joueur la première C1 de l'histoire du club, en 1992, déjà à Wembley.
Le technicien néerlandais avait ensuite reçu une claque mémorable face à l'AC Milan de Fabio Capello (4-0), deux ans après. En 2006, sous la direction de Frank Rijkaard, le club a remporté sa deuxième C1, avec la colonne vertébrale Valdés-Puyol-Xavi-Iniesta-Messi qui se dégageait déjà, cinq joueurs formés au club. C'est donc actuellement sans conteste le meilleur Barça de tous les temps.
La meilleure équipe de l'histoire ? Guardiola se veut humble : « Je ne sais pas, impossible de le dire, je n'ai pas vu les autres équipes, le Real Madrid de Di Stefano qui a gagné cinq C1 d'affilée, l'Ajax de Cruyff... On essaie de jouer le mieux possible, et on aimerait que dans dix, quinze ans, on se souvienne de nous comme une des meilleures équipes, ou au moins que les joueurs se souviennent qu'ils ont savouré. »
« La meilleure équipe »
Vendredi, il avait souligné que « l'esprit et l'époque étaient différents ». « C'est comme les films : seul le temps dit si ce sont de grands films », avait-il ajouté. Messi reconnaît à demi-mot un certain vertige historique : « Je crois que nous ne sommes pas conscients de ce que nous arrivons à faire. » Alex Ferguson, comme tout Manchester United, a élégamment reconnu la supériorité du Barça. « Les grandes équipes ont des cycles, le leur est le meilleur en Europe actuellement, il n'y a pas de doute, a admis l'entraîneur mancunien. C'est la meilleure équipe que j'aie vue. »
Comment entre-t-on dans la légende ? C'est une alchimie d'ingrédients comme les trophées, la présence au plus haut niveau (demi-finales, finales de C1), l'identité de jeu, un joueur hors norme ou une finale mémorable. Le Barça d'aujourd'hui a tout cela, avec sa possession de balle élevée en art (70 % en moyenne), son divin Messi, son cerveau Xavi et ses deux leçons de football (2009, 2011). Il rejoint sur le toit de l'Europe : le Real Madrid de Di Stefano, Puskas et Kopa (quintuplé 1956-1960), et à un degré moindre celui de Zidane, pour son but magique (2002) ; le Benfica (1961-1962) avec le doublé de la victoire d'Eusebio contre le Real en 1962 (5-3) ; l'Inter Milan et le « catenaccio » (verrou) d'Helenio Herrera (1964-1965) ; l'Ajax Amsterdam de Johan Cruyff et son « football total » (triplé 1971-1973) ; le Bayern Munich de Beckenbauer, combativité et réalisme (triplé 1974-1976) ; le Liverpool de Bob Paisley et le « kick and rush » anglais (1977, 1978, 1981) et, enfin, l'AC Milan hypertactique d'Arrigo Sacchi et son trio néerlandais Rijkaard-Gullit-Van Basten (1989-1990), prolongé par Capello en 1994. N'en jetez plus !
(Source : agences)

