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Santé

Infos express

Un rejet de greffon filmé « en direct »
Une équipe d'immunologistes de l'Institut Pasteur et de l'Inserm en France vient d'observer, grâce à un microscope très puissant, « le ballet » effectué par les cellules immunitaires lors d'un rejet de greffon. Les images qui ont été ainsi filmées permettent de mieux comprendre l'action du système immunitaire dans cette réaction de l'organisme. Une source d'espoir pour demain, mieux lutter contre le rejet des greffons.
Toute greffe d'organe présente des risques importants. Notamment celui d'un rejet de l'organe étranger par l'organisme du receveur. « Le processus de rejet (...) résulte de l'attaque du greffon par le système immunitaire du receveur », expliquent les auteurs. Et malgré les traitements immunosuppresseurs administrés au patient, le système immunitaire de celui-ci réussit encore, dans de nombreux cas, à passer outre et à rejeter le greffon.
L'équipe de Philippe Bousso et Suzanna Celli a tenté de comprendre le pourquoi de ce phénomène. Grâce à une technologie de microscopie très puissante, ils ont filmé le processus cellulaire de rejet d'une greffe de peau chez une souris. Les 15 séquences filmées, d'une durée comprise entre 5 et 10 secondes chacune, « révèlent que les cellules du receveur participent au phénomène de rejet ». « Elles capturent des morceaux - antigènes - du greffon en les convoyant jusqu'aux cellules tueuses du système immunitaire du receveur », notent les chercheurs. Le phénomène de rejet est donc stimulé en permanence, jusqu'au rejet total du greffon.
Quels débouchés pour cette recherche ? Ils pourraient être spectaculaires. Cette découverte pourrait déboucher sur la mise au point de « traitements fondés sur le blocage du flux aller-retour de ces cellules », concluent en effet les auteurs.

Une simple goutte de sang ou d'urine pour déceler un cancer ?
« Dans un avenir proche, il sera peut-être possible de détecter un cancer par une simple analyse de sang ou d'urine » rapportent des biologistes du CNRS, de l'Inserm et des Universités Paris Descartes et de Strasbourg en France. Ces derniers ont en effet mis au point une technique capable de déceler d'infimes traces d'ADN tumoral dans les fluides biologiques de patients atteints d'un cancer.
La méthode consiste à réaliser des analyses moléculaires ultrasensibles dans des gouttelettes microscopiques. « Lorsque les cellules tumorales meurent, elles déversent leur contenu dans le milieu extracellulaire. Ce contenu, en particulier l'ADN des cellules, se retrouve ensuite dans les liquides biologiques du patient : le sang, la lymphe, l'urine... », explique-t-on à l'Inserm. « Comme le développement de la plupart des cancers fait intervenir des facteurs génétiques, une simple analyse de sang ou d'urine pourrait en théorie révéler la présence d'ADN tumoral et donc d'un cancer. Et ce, dès la mort des premières cellules cancéreuses, donc à un stade très précoce. »
Testée avec succès sur des gènes impliqués dans différents cancers dont celui du côlon ou la leucémie, cette technique a « le potentiel pour devenir une aide majeure pour les oncologues dans l'établissement du diagnostic comme dans l'élaboration du traitement ». Une étude clinique est d'ores et déjà envisagée pour évaluer cette méthode.
« Si elle réussit, les médecins disposeront d'une "arme anticancer" efficace, non seulement pour détecter la présence de tumeurs, mais également pour proposer des traitements, conclut-on à l'Inserm. L'agressivité du cancer, sa sensibilité aux traitements existants et son risque de récidive après un traitement local : toutes ces informations sont en partie écrites dans l'ADN tumoral. En les lisant avec la technique des microgouttelettes, l'oncologue pourrait bénéficier d'un outil d'aide au diagnostic efficace, pour prévoir l'évolution de la maladie comme pour élaborer une stratégie thérapeutique. »

Protégez les yeux
des petits

L'œil de l'enfant est fragile, particulièrement au soleil. En effet, si le cristallin peut filtrer le rayonnement ultraviolet (UV) chez l'adulte, il n'en est rien chez l'enfant. Le cristallin des petits, en effet, est parfaitement clair et transparent.
Selon l'Association nationale pour l'amélioration de la vue (Asnav) en France, avant l'âge d'un an, 90 % des UVA et 50 % des UVB traversent le cristallin et atteignent la rétine. Jusqu'à 12 ans, la proportion est respectivement de 60 % et 25 %. Après 25 ans, ces quantités diminuent, le rayonnement étant partiellement réduit grâce au cristallin. Deux autres éléments augmentent encore la pénétration des UV dans l'œil de l'enfant : la plus grande dilatation de sa pupille et la moindre pigmentation de ses membranes oculaires.
« En cas d'expositions prolongées ou répétées, les ultraviolets peuvent être responsables de lésions plus ou moins graves, précise l'Asnav. Celles-ci peuvent aller des kératites à des inflammations, en passant par des dommages à la cornée ou au cristallin. » À long terme, ces troubles peuvent participer au développement d'une cataracte ou d'une dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA).
Encore plus que l'adulte, l'enfant a donc besoin d'une protection efficace. Oubliez les lunettes de soleil gadgets et misez sur la sécurité. Il est en effet indispensable que ses lunettes répondent à certains critères de base. La monture doit être souple et adaptée au visage de l'enfant. Les tempes doivent aussi être protégées, et les lunettes doivent donc envelopper son visage et tenir correctement sur la base du nez et derrière les oreilles.
Petite astuce : pour l'habituer à porter ses lunettes toute la journée en extérieur dès son plus jeune âge, pensez au cordon de maintien. Optez pour des montures qui respectent le marquage CE. À la moindre question, prenez conseil auprès d'un spécialiste.

Pas de sport unique
pour les petits ?

Choisir une discipline sportive et s'y adonner de façon régulière voire exclusive est une bonne chose... pour un adulte. Les enfants, eux, ont besoin de diversité. La pratique exclusive d'un seul sport entraînerait un risque important de blessures chez les jeunes, ont observé le Dr Neeru Jayanthi et son équipe de la Loyola University Health System, à Maywood, aux États-Unis.
Les auteurs ont suivi 154 jeunes sportifs, toutes disciplines confondues, âgés de 13 ans en moyenne. Parmi eux, 85 étaient en traitement pour des blessures liées à leur pratique sportive. Un autre groupe de 69 jeunes n'avait pas de problèmes de santé particuliers.
Les médecins ont ainsi constaté que 60,4 % des sportifs blessés pratiquaient un seul sport, alors que cette proportion n'était plus que de 31,3 % parmi les sportifs les plus en forme. Les blessés avaient un programme d'entraînement qui totalisait en moyenne 11 heures par semaine. Les autres, pour leur part, ne pratiquaient que pendant 9 heures hebdomadaires. Neeru Jayanthi insiste sur l'importance de « surveiller de près les jeunes sportifs, en termes de blessures, surtout s'ils pratiquent une seule discipline plus de 11 heures par semaine ou s'ils cumulent plus de 20 heures de sports divers ». « Nous devrions être prudents quant à une spécialisation sportive trop précoce, avant et pendant l'adolescence, constate-t-il. C'est pourquoi les parents devraient envisager d'inscrire leurs enfants à plusieurs activités. »

Binge drinking : la mémoire prend l'eau
Une étude espagnole pointe du doigt les ravages du binge drinking chez les étudiants. Ingurgité rapidement et à fortes doses (plus de 4 à 5 verres en une même occasion), l'alcool provoquerait en effet des dommages irréversibles au niveau de l'hippocampe, une zone du cerveau essentielle aux fonctions de mémoire.
Selon l'Organisation mondiale de la santé, le binge drinking correspond à la consommation d'au moins 5 verres pour un homme et 4 verres pour une femme, lors d'une même occasion. Autrement dit, lors d'un même événement. Or dans la pratique, les jeunes consomment souvent bien davantage....
Le Pr Maria Parada, de l'Université de Saint-Jacques-de-Compostelle en Espagne, s'est intéressée aux conséquences sur la mémoire et l'apprentissage d'une consommation excessive de boissons alcoolisées par des étudiants. Sa cohorte de 122 volontaires était composée pour moitié de jeunes qui avaient expérimenté plusieurs épisodes d'ivresse rapide. L'autre moitié a constitué un groupe contrôle. Tous ont dû passer des tests pour évaluer leur mémoire et leurs facultés d'apprentissage.
Verdict : les adeptes du binge drinking ont obtenu des résultats bien plus faibles à ceux des membres de l'autre groupe. Prise de risques inconsidérés, maladies cardio-vasculaires et donc troubles de la mémoire... le binge drinking révèle chaque jour un peu plus ses méfaits.

 

Source : Destination santé

Un rejet de greffon filmé « en direct » Une équipe d'immunologistes de l'Institut Pasteur et de l'Inserm en France vient d'observer, grâce à un microscope très puissant, « le ballet » effectué par les cellules immunitaires lors d'un rejet de greffon. Les images qui ont été ainsi filmées permettent de mieux comprendre l'action du système immunitaire dans cette réaction de l'organisme. Une source d'espoir pour demain, mieux lutter contre le rejet des greffons.Toute greffe d'organe présente des risques importants. Notamment celui d'un rejet de l'organe étranger par l'organisme du receveur. « Le processus de rejet (...) résulte de l'attaque du greffon par le système immunitaire du receveur », expliquent les auteurs. Et malgré les traitements immunosuppresseurs administrés au patient, le système immunitaire de...
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