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Cinema- - Entre Parenthèses

Impressions cannoises

Une semaine passée à Cannes à surfer entre les projections de films, les conférences de presse, les coups d'œil jetés furtivement aux montées des marches (manque de temps oblige), la bousculade et surtout la ruée des journalistes pour capter l'événement essentiel, la photo unique. Une semaine néanmoins d'ivresse où le monde entier se retrouve derrière et devant l'écran. Où des milliers de regards se croisent, s'inventent et se nourrissent mutuellement l'un de l'autre. Une semaine et on en tire ces impressions-là : le monde de l'enfant est en péril. L'enfant lui-même est en danger. Plusieurs cinéastes se sont attaqués d'une manière ou d'une autre à ce triste constat. Que ce soit Polisse de Maïwenn, où la jeune cinéaste brosse avec subtilité et justesse le milieu de la brigade des mineurs, ou Michael de Marcus Schleinzer, qui réalise une radioscopie de la pédophilie, ou encore Le gamin à vélo des frères Dardenne, où ils évoquent les enfants abandonnés par leurs parents, c'est un portrait sombre que nous renvoient les écrans ; une invitation à réfléchir avec plus de gravité sur ce problème qui touche la planète entière. Mais Cannes, c'est également d'autres climats et d'autres atmosphères. Celui de Nanni Moretti dans Habeus Papam, où il décrit son « Vatican » comme une cour de récréation où les cardinaux s'agitent comme des gamins, ou celui de Rob Marshall, qui infuse avec son pirate fétiche Johnny Depp une note de gaieté et de légèreté avec son Pirate des Carraïbes, ou une fête douce-amère à portée universelle que décrit Nadine Labaki dans son film, sur son Liban, Et maintenant on va où ?
Alors, à notre tour, on est en droit de se demander où va-t-on ? Où va le monde ? Probablement, sous les flashs de ces projecteurs internationaux, on pourrait trouver une petite réponse à Cannes.
Une semaine passée à Cannes à surfer entre les projections de films, les conférences de presse, les coups d'œil jetés furtivement aux montées des marches (manque de temps oblige), la bousculade et surtout la ruée des journalistes pour capter l'événement essentiel, la photo unique. Une semaine néanmoins d'ivresse où le monde entier se retrouve derrière et devant l'écran. Où des milliers de regards se croisent, s'inventent et se nourrissent mutuellement l'un de l'autre. Une semaine et on en tire ces impressions-là : le monde de l'enfant est en péril. L'enfant lui-même est en danger. Plusieurs cinéastes se sont attaqués d'une manière ou d'une autre à ce triste constat. Que ce soit Polisse de Maïwenn, où la jeune cinéaste brosse avec subtilité et justesse le milieu de la brigade des mineurs, ou Michael de Marcus...
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