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Culture - Exposition

Le pendule, les paillettes et Bassam Geitani

Sept toiles de grand format, signées Bassam Geitani, ornent les cimaises de la galerie Janine Rubeiz (Raouché). Ellipses, spirales, anneaux, cercles, tous nés d'un mouvement de pendule. Pour marquer leurs traces, des paillettes ou du papier mâché sur fond de couleur monochrome.

Élément brillant sur toile.

Peinture conceptuelle exploratoire, certes un peu rigide, mais qui ne manque ni de ludisme, ni de fantaisie, ni de précisions mécaniques.
Un monde silencieux et coloré, mais qui en dit long et clair sur le temps et la rotation de la terre. Un monde issu d'un «jeu avec Foucault» (expression empruntée à Zena Zalzal de la présentation imprimée sur le carton d'invitation) pour expliquer cette dixième exposition d'un artiste épris de sciences. Et qui a été impressionné par le pendule de Jean-Bernard Léon Foucault découvert au Musée des arts et métiers.
Un moyen de plus pour Bassam Geitani pour parcourir, une fois de plus, sur toiles, les dires de la science, après ses travaux antérieurs. Une petite chaîne dont les maillons ont pour titres Psychologie de la matière, Le dépli (inspiré du Pli de Gilles Deleuze) et Sueurs d'acier (phénomène de la rouille !) pour lier sciences et arts plastiques. Par-delà philosophie, sciences et conscience cosmique, vulgarisation de la science?
Sans nul doute, sans que les grincheux avancent une indigence ou une panne d'inspiration.
Car le résultat, même s'il est froid, d'une netteté d'épure et presque aseptisé, est d'une détonante modernité et paradoxalement parfois sagement solaire! Avec un choix original de matériaux allant des paillettes au papier mâché, en superposant tonalités vives sur des espaces aux couleurs effacées ou éclatantes, l'artiste, mordu de sciences (il a tâté durant un an des mathématiques, puis de l'architecture avant de s'installer définitivement sur les bancs des Arts plasticiens à la Sorbonne), n'en reproduit ici que ce que l'humeur ou l'inspiration lui dictent.
Il construit, déconstruit, structure, déstructure l'univers des mouvements d'un pendule qui a brusquement, entre ses mains, les fantaisies et la liberté d'une toile mobile qui capte et réceptionne les ondes giratoires, les oscillations, les rotations d'un pendule fidèle à lui-même, mais où les mains et l'imagination de l'artiste le portent hors de ses frontières, hors de ses limites, hors de son contexte. Tout en gardant toutefois son infaillible précision mécanique.
Il ne faut pas aller chercher du côté d'Umberto Eco ou d'Edgar Allan Poe pour parler de ces toiles, mais bien de celui des fils d'acier du pendule de Foucault, car ce n'est pas la littérature qui nourrit ici l'art plastique, mais la science. Pour une plus grande popularisation et vulgarisation.
Mais est-ce que l'objectif est atteint en regardant ces grandes toiles où, comme des galaxies lointaines, se perdent et s'entremêlent des trajectoires d'une rectitude et d'une précision de métronome?
Peu importe, car la référence à Foucault est une ombrelle de garantie de connaissance pour tout visiteur et un moyen qui pique la curiosité pour percevoir l'art moderne. C'est toujours ça d'acquis.
Peinture conceptuelle exploratoire, certes un peu rigide, mais qui ne manque ni de ludisme, ni de fantaisie, ni de précisions mécaniques.Un monde silencieux et coloré, mais qui en dit long et clair sur le temps et la rotation de la terre. Un monde issu d'un «jeu avec Foucault» (expression empruntée à Zena Zalzal de la présentation imprimée sur le carton d'invitation) pour expliquer cette dixième exposition d'un artiste épris de sciences. Et qui a été impressionné par le pendule de Jean-Bernard Léon Foucault découvert au Musée des arts et métiers. Un moyen de plus pour Bassam Geitani pour parcourir, une fois de plus, sur toiles, les dires de la science, après ses travaux antérieurs. Une petite chaîne dont les maillons ont pour titres Psychologie de la matière, Le dépli (inspiré du Pli de Gilles Deleuze) et Sueurs...
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