Une semaine après avoir fait sensation sur la terre battue de Madrid en battant Rafael Nadal en finale sur sa surface fétiche, Novak Djokovic a joué le même tour à l’Espagnol, battu 6-4, 6-4 dimanche en finale à Rome. Le Serbe, plus que jamais à l’assaut de la première place mondiale, est toujours invaincu cette saison. Max Rossi/Reuters
Maintenant, le n° 1 c'est lui, du moins sur le court. Et il pourrait l'être sur le papier à Paris s'il arrivait en finale, même en perdant contre Nadal. « Djoko » hérite du statut de favori à Roland-Garros, qui commence dimanche 22 mai.
« Soyons clair, le roi de la terre battue, c'est "Rafa" », a assuré « Nole ». « Je l'étais », a répondu un peu plus tard l'Espagnol dans un sourire.
Les chiffres se bousculent pour présenter le nouvel exploit de « Djoko »... Il a remporté son septième tournoi en 2011, et reste toujours invaincu cette année en 37 matches. Il approche du record de John McEnroe, avec ses 42 victoires consécutives dès le début de la saison (1984).
« Quand je pense à tous les points (ATP) qu'il va me falloir défendre la saison prochaine, mon Dieu ! » a souri Djoko.
Et surtout, il a maté Nadal pour la quatrième fois en quatre finales cette saison, après Indian Wells, Miami et Madrid, et a encore donné la leçon à « Rafa » sur terre battue, une semaine après l'avoir fait en Espagne.
Djokovic n'a plus perdu depuis la demi-finale des Masters, à Londres, contre Roger Federer (6-1, 6-4), fin novembre. Il en est à 39 victoires de rang en comptant les deux simples de la finale de la Coupe Davis contre la France, plus très loin du record absolu de victoires d'affilée de Guillermo Vilas (46, en 1977).
Encore plus impressionnant, le Serbe n'a pas semblé gêné ni par son genou gauche, souffrant samedi contre Andy Murray, ni par la fatigue des trois heures de bagarre contre l'Écossais en demi-finale. Nadal, le géant de la terre battue, le boss des matches marathon, qui avait lui expédié Richard Gasquet en deux sets dans l'après-midi et bénéficié d'un plus long temps de récupération, n'a pas eu le dessus physiquement.
Il a pourtant résisté, fidèle à son mental de guerrier, il a pris deux fois les services de Djoko (mais cédé quatre fois le sien), a sauvé trois balles de match sur son service, mais a une nouvelle fois dû s'incliner. Et encore en deux sets.
Djoko a réussi des coups parfaits, varié ses attaques, trouvé les lignes, et même eu de la chance avec le filet !
Djoko, invincible en 2011, a signé sa deuxième victoire au Masters 1 000 de Rome, et mis le public du Centrale, qui lui était déjà majoritairement favorable, dans sa poche en lui parlant en italien. Il est supporter de l'AC Milan, champion - lui aussi - d'Italie une semaine avant lui.
Nadal, qui jouait sa sixième finale au Foro Italico ces sept dernières années (cinq victoires), vacille sur son trône. La couronne est tombée, Djoko va tenter de la ramasser à Paris.
(Source AFP)


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