Russell Brand et Helen Mirren dans le remake d’« Arthur ». (DR)
de Jason Winer
Avec Russell Brand
et Helen Mirren.
On aurait bien voulu aimer Arthur, mais on sort de ce film en n'ayant rien retenu. Ni émotions pour cette histoire d'amour entre la « pôvrette » et son milliardaire. Ni vraiment de l'antipathie pour Jennifer Garner, l'épouse non désirée. Ni vraiment de la sympathie pour cette chère Naomie ou pour Arthur lui-même. Même Helen Mirren, à qui on a confié le caractère de la nounou, la confidente, la presque maman d'Arthur, n'est pas tellement à l'aise dans son rôle.
On aurait bien voulu aimer Arthur car celui qui, comme moi, a vu à l'époque « Arthur », alias Dudley Moore, avait apprécié ce personnage fantasque, triste d'avoir des millions, la bouteille toujours au bec, attaché à son « buttler » Dobson. Ce caractère qui a tout abandonné, maman despote, milliards à gogo et vie de fêtard, pour l'amour de Liza Minelli, nous avait séduit. On aurait donc voulu aimer ce remake rien que par souvenir du grand Dudley haut comme trois pommes.
Mais voilà le rendez-vous avec Arthur était raté. C'est une simple comédie pas totalement avec un humour anglais, mais bâtard. Russell Brand est trop déjanté, ne parvient qu'à nous soutirer que quelques sourires épars. Dommage pour Helen Mirren dont le caractère en 1981 était incarné par le grand John Gielgud et qui avait décroché l'Oscar du second rôle. Ce film se laisse voir. Un point c'est tout, mais, à la sortie, on a hâte de rallumer son portable et de penser à autre chose.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef