Le N.1 mondial Rafael Nadal./
Vainqueur de cinq tournois depuis le début de la saison (Open d'Australie, Dubaï, Indian Wells, Miami, Belgrade), Djokovic a donc tant bien que mal fini par amasser une 31e victoire consécutive en 2011, soit le meilleur début de saison jamais réalisé depuis John McEnroe en 1984 (42 succès de rang).
Jamais la machine serbe, qui paraissait inusable après sa victoire la veille face au pourtant redoutable Espagnol David Ferrer, N.6 mondial, n'aurait imaginé souffrir de la sorte, face à ce Brésilien méconnu.
Avant cette semaine, jamais Bellucci n'avait dépassé les 8e de finale d'un Masters 1000. Et il n'avait battu qu'un top 10 (Fernando Verdasco en février à Acapulco). Son entraîneur depuis décembre 2010, Larri Passos, l'ancien mentor de Gustavo Kuerten, le triple vainqueur de Roland-Garros, doit avoir une potion magique.
À Madrid, Bellucci a successivement fait chuter le Britannique Andy Murray, N.4 mondial - devenant au passage le premier Brésilien à battre un Top 5 depuis 2004 -, et le Tchèque Tomas Berdych, N.7 mondial.
Habitué à passer sur le corps de ses adversaires, Djokovic a mis très longtemps samedi à imposer son physique. Au premier set, ses frappes n'ont jamais désarçonné le Brésilien, qui lui a répondu du tac au tac et a profité de ses nombreuses fautes pour se l'adjuger.
La chance a ensuite donné l'impression d'avoir choisi son camp quand Bellucci a pris pour la deuxième fois le service adverse (3-1), avec une balle let, suivie d'un coup droit boisé, sur la ligne.
Mais animé par une foi en lui inébranlable, Djokovic a immédiatement refait surface en égalisant à 3-3 sur un revers dans le filet du Brésilien. Celui-ci a commencé à commettre une faute ou deux, donnant même le set sur un lob totalement manqué.
Fatigué, Bellucci n'a pourtant pas abdiqué pour autant. Il a continué à pousser le Serbe dans des échanges infernaux. Mais après avoir mené 3-0, celui-ci ne pouvait plus lâcher le cap.


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