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Nos lecteurs ont la parole

Oui, Baroud superministre !

Lamia SFEIR DAROUNI
N'en déplaise à tous ceux qui, désespérément, cherchent depuis des mois à ternir l'image de notre ministre de l'Intérieur, à tous ceux qui cherchent à l'anéantir, à lui ôter son mérite, son courage, sa ténacité, son amour pour le peuple, qui le rendent responsable de tous les maux du pays, toutes les faiblesses, les corruptions, l'accusant d'être au centre de la crise, d'empêcher la formation du gouvernement, de paralyser le pays tout entier par ses prises de position, alors qu'il l'a bien dit lui-même : il ne souhaiterait pas son poste même à son pire ennemi, n'en déplaise à tous ces gens-là, notre ministre restera le ministre du peuple, des jeunes et de l'espoir.
Le peuple, messieurs, n'est pas aveugle. Il a vu, incrédule, ce ministre se battre sur tous les fronts, descendre dans la rue aux barrages des forces de sécurité pour s'assurer du sérieux de l'application des lois contre la vitesse, limiter les accidents en posant ces radars, être présent auprès des jeunes, défendre la cause des prisonniers, les droits de la nationalité de la femme, réussir des élections en un jour. Il a vu pour la première fois un ministre dynamique, proche des jeunes, qui appartient à cette population, qui connaît ses besoins, défend sa cause, comprend son drame et son désespoir. Il a assisté incrédule à tout cela, trop habitué à être dirigé par une classe politique « intouchable », qui gère le pays derrière ses bureaux, accusant les uns, critiquant les autres, en occultant les vrais besoins du peuple et de ses revendications.
Mais si, aujourd'hui, ce peuple ne réagit plus, ne trouve plus le courage de descendre dans la rue, de refuser que ce poste soit laissé aux mains du premier venu qui, comme les autres, suivra la voie et la politique de nos dirigeants, « parolé, parolé, parolé ! » C'est que ce peuple est usé, fatigué, dégoûté par toutes ces girouettes de politiciens. Et si souvent notre Baroud n'a pas pu obtenir gain de cause et a échoué dans ses tentatives, c'est que, comme le dit si bien notre proverbe arabe, « une seule main ne peut pas applaudir » and « it takes two to tango ». Aucune loi, aucun décret ne peut être signé sans l'accord du Parlement ! Et le Parlement, nous voyons bien où il en est.
Alors arrêtez, messieurs, de l'accuser d'être responsable de tous les maux du pays. Prenez vos responsabilités, suivez son exemple. Occupez-vous enfin de nous et soyez à votre tour des superministres.

Lamia SFEIR DAROUNI
N'en déplaise à tous ceux qui, désespérément, cherchent depuis des mois à ternir l'image de notre ministre de l'Intérieur, à tous ceux qui cherchent à l'anéantir, à lui ôter son mérite, son courage, sa ténacité, son amour pour le peuple, qui le rendent responsable de tous les maux du pays, toutes les faiblesses, les corruptions, l'accusant d'être au centre de la crise, d'empêcher la formation du gouvernement, de paralyser le pays tout entier par ses prises de position, alors qu'il l'a bien dit lui-même : il ne souhaiterait pas son poste même à son pire ennemi, n'en déplaise à tous ces gens-là, notre ministre restera le ministre du peuple, des jeunes et de l'espoir. Le peuple, messieurs, n'est pas aveugle. Il a vu, incrédule, ce ministre se battre sur tous les fronts, descendre dans la rue aux barrages des forces...
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