Anthony Hopkins, crise de foi ? (DR)
de Mikael Håfström
Avec Anthony Hopkins, Colin O'Donoghue
et Alicia Braga.
Un jeune embaumeur, qui travaille avec son père, quitte un jour le métier sans crier gare et va faire des études de séminariste. Quatre ans après, il décide qu'il n'a pas la vocation et veut rentrer chez lui, mais change d'avis soudainement et repart à Rome suivre des cours d'exorcisme. C'est en rencontrant le père Luca (Anthony Hopkins) que sa vie va se métamorphoser. Il comprendra alors pourquoi et comment il est arrivé ici.
En annonçant la couleur, « inspiré de faits réels », le cinéaste essaye de sauver la face car, avouons-le, ce film, dans la lignée d'autres œuvres d'exorcisme, n'apporte rien de neuf au genre. Il faut dire que la barre a été placée trop haute avec William Friedkin il y a plus de trente-huit ans déjà (1973) et son mémorable Exorcist. Certes, il n'était pas demandé au cinéaste suédois - qui s'est fait remarquer en 2007 avec le long-métrage 1 408, intéressant par ailleurs - de reprendre les mêmes effets visuels pour signer un film d'horreur, mais simplement de définir le genre qu'il voulait. En effet, c'est la foi de jeune séminariste qui est remise en question, mais à la rencontre de Hopkins, qui tantôt est un prêtre exorciste, tantôt est habité par le diable, on se demande où le metteur en scène veut en venir.
Pour un premier rôle, le jeune acteur O'Donoghue se débrouille bien et convainc. Quant à Hopkins, son rôle de Hannibal Lecter semble lui avoir collé à la peau si fort qu'il n'arrive pas à s'en défaire. Certes, l'acteur est très bon, mais dans la seconde partie du film qui avait malheureusement bien commencé, Sir Anthony cabotine et il ne s'agit plus de croire dans le bien et dans le mal, mais de croire si ce grand acteur ne se paye pas un peu de nos têtes.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef