Les Credit Default Swaps - des contrats de protection financière négociés de gré à gré - représentent le coût de couverture de la dette souveraine, en cas de faillite. Ils reflètent ainsi le niveau de risque de crédit propre à un pays. La valeur du spread (défini comme l'écart entre le taux de rentabilité actuariel du CDS et celui d'un emprunt sans risque de durée identique) varie proportionnellement au niveau du risque. La progression du spread de CDS au Liban reflète ainsi une détérioration du niveau du risque, qui va de pair avec l'évolution de la conjoncture politique et économique du pays.
Comparativement aux autres pays, le rapport, cité par le bulletin économique hebdomadaire de la Byblos Bank, le Lebanon This Week, indique que le spread des dérivés sur événement de crédit a progressé de 16,6 % au Liban, contre une progression de 74 % à Bahreïn, de 66,4 % en Arabie saoudite, de 43 % en Tunisie, de 42,6 % en Égypte et de 39,2 % au Japon.
Quant à la probabilité de défaut d'un contrat CDS sur 5 ans (CPD), elle s'est élevée à 21,9 % fin mars, contre 19,2 % fin 2010 et 16,2 % fin mars 2010.
Fin mars, le CPD propre au marché libanais était toutefois moins élevé que celui de Dubaï (24,7 %), de l'Ukraine (27,7 %), de l'Argentine (34,7 %), du Portugal (40,1 %), de l'Irlande (43 %), du Venezuela (51,8 %) ou de la Grèce (57,7 %). La Norvège, la Suède et la Finlande ont figuré au top du classement, en termes de risque de défaut le moins élevé, avec des CPD de 1,6 %, 2,5 % et 3,6 %, respectivement.

