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Nos lecteurs ont la parole

Syrie : la lumière des justes...

Eddy TOHMÉ
Dans les années soixante, Che Guevara plaçait en exergue de ses écrits militaires et révolutionnaires cet appel à l'espérance et au combat de José Marti : « C'est l'heure des brasiers et l'on ne doit regarder que vers leur lumière. » Alors qu'à l'autre bout du monde, le dramaturge et poète est-allemand Berthold Brecht écrivait que « si le peuple en arrive à perdre la confiance du régime, il est nécessaire que le gouvernement soit en mesure de dissoudre le peuple et d'en élire un autre à la place ».
Plus que jamais ces deux citations me reviennent à l'esprit. La Syrie est aujourd'hui partout en ébullition et en lutte. De Deraa au Sud jusqu'à Alep, la grande ville du Nord, des terribles bagnes de Tadmor aux universités de Damas, de la plaine côtière jusqu'au Kurdistan en passant par les villages druzes du Golan, des hommes et des femmes, par milliers, sont en train de lutter et de mourir pour arracher à un des régimes les plus tyranniques et les plus violents de la planète les conditions indispensables à l'édification d'une société plus humaine. L'on ne peut que s'incliner devant le courage et l'abnégation de cette foule d'hommes assoiffés de liberté que ni le pouvoir ni toutes ses polices spéciales n'ont réussi à effrayer ; quelques dizaines de personnes tout au plus, vous diront ceux chez nous pour qui Anjar et le Beau Rivage n'étaient que des annexes du campus de l'Université américaine et Rustom Ghazalé un aimable professeur de littérature anglaise spécialisé dans les sonnets de Shakespeare. Mais le nombre importe peu, c'est une question de pure forme. « Il suffit d'une étincelle pour allumer le plus grand des brasiers », disait celui qui n'était encore que Vladimir Oulianov avant que l'histoire ne le connaisse sous le nom de Lénine.
Ce qui compte aujourd'hui, c'est le fait que les satrapes corrompus au pouvoir en Syrie depuis une éternité, malgré toutes leurs polices secrètes, la dizaine de services de sécurité, leurs bagnes et leurs centres de torture secrets, devront désormais composer avec un peuple qu'ils ont, Ô combien martyrisé, terrorisé, bâillonné, muselé et embastillé durant cette épouvantable nuit qui ne fait que durer depuis plus de quarante ans.
Eddy TOHMÉ

Dans les années soixante, Che Guevara plaçait en exergue de ses écrits militaires et révolutionnaires cet appel à l'espérance et au combat de José Marti : « C'est l'heure des brasiers et l'on ne doit regarder que vers leur lumière. » Alors qu'à l'autre bout du monde, le dramaturge et poète est-allemand Berthold Brecht écrivait que « si le peuple en arrive à perdre la confiance du régime, il est nécessaire que le gouvernement soit en mesure de dissoudre le peuple et d'en élire un autre à la place ». Plus que jamais ces deux citations me reviennent à l'esprit. La Syrie est aujourd'hui partout en ébullition et en lutte. De Deraa au Sud jusqu'à Alep, la grande ville du Nord, des terribles bagnes de Tadmor aux universités de Damas, de la plaine côtière jusqu'au Kurdistan en passant par les villages druzes du...
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