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Économie - Automobile

De l'argent pour Saab mais de nombreux obstacles en perspective

Le gouvernement suédois a donné son accord vendredi pour que les caisses de Saab soient renflouées mais les ennuis du constructeur automobile sont loin d'être réglés alors qu'il doit faire face à une crise de liquidité, un an après avoir été sauvé à la dernière minute de la faillite.

La Suède est particulièrement impliquée dans l'avenir de Saab, puisque l'office de la dette suédois a garanti l'année dernière un prêt européen de 400 millions d'euros au constructeur.

"Le gouvernement a donné à Saab le feu vert pour emprunter de l'argent destiné à son fonctionnement quotidien", a indiqué devant des journalistes, la ministre des Entreprises et de l'Énergie Maud Olofsson.
Les observateurs se sont toutefois montrés sceptiques sur l'efficacité de cette mesure de sauvetage du fabricant racheté en 2010 par Spyker à l'américain General Motors pour 400 millions de dollars, après moult péripéties.
"Ce n'est pas une solution. Il s'agit d'une mesure à court terme" a déclaré Lars Holmqvist, directeur général de l'Association européenne des fournisseurs automobiles. "Ca n'aidera pas sur le long terme. Il y a trop de problèmes sous jacents", a-t-il déclaré. "Ils ont besoin de beaucoup plus."
La Suède est particulièrement impliquée dans l'avenir de Saab, puisque l'office de la dette suédois (OND) a garanti l'année dernière un prêt européen de 400 millions d'euros au constructeur.
Au terme de l'accord de vendredi, le propriétaire de Saab, le groupe néerlandais Spyker, ne pourra plus recevoir du prêt européen que 280 millions d'euros (il en a déjà reçu 217 millions) en échange de quoi le constructeur peut vendre des biens immobiliers appartenant à Saab Property, y compris la principale usine Saab située à Trollhaettan (sud du pays).
La crise s'était accentuée le mois dernier quand les fournisseurs avaient cessé de livrer certaines pièces pour impayés. Le constructeur automobile avait interrompu la production le 6 avril en attendant d'avoir résolu ce conflit.
"Nous avons décidé que nous ne voulions plus dépendre de ces à-coups. Ce n'est pas bon pour l'ensemble de la production", a déclaré le porte-parole de Saab, Eric Geers, ajoutant que la production reprendrait dès qu'un accord serait possible.
Saab, avec la nouvelle berline 9-5 déjà sur le marché et une nouvelle berline compacte Saab 9-3, visait initialement 50 000 véhicules vendus en 2010 et 100 000 en 2011. Mais il n'en a vendu que 32 000 l'an dernier et l'objectif a été ramené à 80 000 cette année.
Le coup de pouce donné vendredi par le gouvernement ne sera probablement pas suffisant pour remettre Saab sur le chemin de la prospérité, estime Jacques Wallner, spécialiste de l'industrie automobile au quotidien suédois Dagens Nyheter.
"C'est une trop petite entreprise aux mains d'un propriétaire trop faible" a-t-il déclaré, expliquant que Saab n'était pas en mesure de produire suffisemment de véhicules pour dégager un bénéfice, rappelant que Spyker, avant d'acheter Saab, était un fabricant de véhicules de luxe qui en produisait seulement quelques uns à l'année.
L'acheteur des biens immobiliers de Saab devrait être l'homme d'affaires russe Vladimir Antonov, un ancien actionnaire de Spyker qui avait demandé l'autorisation aux autorités suédoises d'entrer au capital de Saab, mais avait été évincé à cause de soupçons de liens avec le crime organisé.
M. Antonov s'était dit prêt à injecter 50 millions d'euros dans Saab et indiqué qu'il visait une part de 30% dans l'entreprise.
M. Holmqvist, de l'Association européenne des fournisseurs automobiles a indiqué que même 50 millions d'euros ne dureraient pas longtemps.
"Il y a bien longtemps qu'il existait une chance pour Saab de survivre comme entreprise indépendante", a-t-il déclaré.
"Malheureusement, je crois qu'ils sont voués à la faillite. Cela se produira-t-il demain ou dans deux ou trois mois? Je l'ignore. Mais je ne crois pas qu'ils parviendront à réunir la grosse quantité d'argent dont ils ont besoin".
"Le gouvernement a donné à Saab le feu vert pour emprunter de l'argent destiné à son fonctionnement quotidien", a indiqué devant des journalistes, la ministre des Entreprises et de l'Énergie Maud Olofsson.Les observateurs se sont toutefois montrés sceptiques sur l'efficacité de cette mesure de sauvetage du fabricant racheté en 2010 par Spyker à l'américain General Motors pour 400 millions de dollars, après moult péripéties."Ce n'est pas une solution. Il s'agit d'une mesure à court terme" a déclaré Lars Holmqvist, directeur général de l'Association européenne des fournisseurs automobiles. "Ca n'aidera pas sur le long terme. Il y a trop de problèmes sous jacents", a-t-il déclaré. "Ils ont besoin de beaucoup plus."La Suède est particulièrement impliquée dans l'avenir de Saab, puisque l'office de la dette suédois...
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