Les camarades du prince William posant sur la base de la RAF où le futur roi exerce en tant que pilote d’hélicoptère. Andrew Yates/AFP
Les moqueries apparaissent peut-être loin du respect dû au rang du prince - deuxième dans l'ordre de succession au trône -, mais l'armée est pour lui ce qui se rapproche le plus de la vie normale. Pour le jeune homme de 28 ans, la vie de pilote de sauvetage en mer est également bien plus excitante que les sempiternelles obligations officielles auxquelles un prince doit déférer : William travaille par équipes de 24 heures, avec des sorties régulières dans les collines avoisinantes et la mer d'Irlande toute proche. En novembre, quelques semaines seulement après être arrivé sur la base, il s'est retrouvé pris dans un épais brouillard, tentant de manœuvrer son hélicoptère Sea King le long d'un flanc de colline, au-dessus d'un homme qui venait d'avoir une crise cardiaque. « Il est encore en vie grâce aux efforts du capitaine Wales », se souvient un de ses collègues, Keith Best, utilisant le nom militaire du prince. Le capitaine Wales (ou de Galles selon la traduction française) a pris part à 15 missions de sauvetage depuis qu'il a été admis sur la base, en septembre.
Quand ils ne sont pas en vol, les équipes attendent patiemment sur la base. Pour tuer le temps, les blagues fusent autour du prince. Outre les torchons « Kate et William », ses camarades ont également acheté des verres en plastique et un oreiller à l'effigie du couple princier. Mais ce sont les nombreuses apparitions télévisées du prince qui offrent les meilleures rigolades. « On regarde de temps en temps William au journal télévisé. C'est toujours bon quand il est avec nous dans la salle de télé : si on pense qu'il y a matière à rire, on le fait », déclare le capitaine Bunn, précisant que le prince ne se prive pas pour rendre la pareille. Rang ou pas, le probable futur roi doit donner du « Chef » ou du « Sir » à son supérieur hiérarchique, le chef de l'équipage de vol, Iain Wright. « Normalement c'est Chef. Parfois, il doit m'appeler Sir, mais en l'air, on utilise toujours nos prénoms », explique Iain Wright.
Le sauvetage en mer, William devra s'en contenter, car, à la différence de son frère cadet Harry qui a eu droit de passer dix semaines en Afghanistan, William serait un butin trop précieux s'il venait à tomber aux mains des talibans. Pour un militaire, ne pas pouvoir servir dans une zone de conflit est une frustration, mais le sauvetage en mer est plus qu'un pis-aller. C'est un « boulot fantastique », même si ça peut être parfois « dangereux », a récemment assuré le prince.
Les membres de la famille royale ont une longue relation avec l'armée : William est la quatrième génération à servir en tant que pilote et ses camarades de la base ne vont pas s'en plaindre. Vingt-sept d'entre eux ont été invités au mariage princier du 29 avril, dont le « Chef » du prince, Iain Wright. « On ne s'y attendait pas du tout. C'est une bonne surprise et un grand honneur », commente ce dernier.
(Source : AFP)


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