Quel spectacle affligeant de voir toutes ces familles d'émigrés libanais de Bahreïn, du Golfe et de Côte d'Ivoire manifester pour que des responsables prennent à cœur l'évacuation de leurs proches, immobilisés dans leur pays d'accueil, à la merci des pillards. Nous demandons instamment à tous nos dirigeants et chefs de partis de mesurer leurs paroles dans leurs discours enflammés, adressés à des partisans aveuglés, qui ne voient pas les conséquences pour leurs proches de ces paroles lancées dans un but de surenchère communautaire. J'ai rencontré il y a quelques jours un ami de longue date, rentré de Bahreïn après plus de trente ans de travail sérieux et intensif. « J'ai tout perdu, me dit-il, les larmes aux yeux, et je dois aujourd'hui repartir à zéro dans mon pays d'origine. Pourquoi faut-il qu'un chef de parti se mette à attaquer le gouvernement de Bahreïn, alors que nous avons toujours été bien accueillis depuis notre arrivée dans ce pays ? En qualité de chiite, je rejette ces insultes et je regrette de ne pas pouvoir récupérer mon capital réalisé en 30 ans d'efforts. » Même refrain chez les réfugiés de Côte d'Ivoire, qui doivent éviter de prendre parti dans cette lutte fratricide. Le même cas peut se révéler demain pour nos émigrés d'Europe et des USA, qui sont des millions, si l'un de nos responsables attaque leur pays d'accueil. Nos émigrés, dans n'importe quel pays où ils ont choisi de vivre, doivent être respectés et nos dirigeants ou chefs de partis doivent savoir mesurer leurs paroles, avant de se lancer dans des discours qui portent un préjudice énorme à tous les Libanais de la diaspora, qui sont la vraie richesse de notre pays.
Quel spectacle affligeant de voir toutes ces familles d'émigrés libanais de Bahreïn, du Golfe et de Côte d'Ivoire manifester pour que des responsables prennent à cœur l'évacuation de leurs proches, immobilisés dans leur pays d'accueil, à la merci des pillards.Nous demandons instamment à tous nos dirigeants et chefs de partis de mesurer leurs paroles dans leurs discours enflammés, adressés à des partisans aveuglés, qui ne voient pas les conséquences pour leurs proches de ces paroles lancées dans un but de surenchère communautaire.J'ai rencontré il y a quelques jours un ami de longue date, rentré de Bahreïn après plus de trente ans de travail sérieux et intensif.« J'ai tout perdu, me dit-il, les larmes aux yeux, et je dois aujourd'hui repartir à zéro dans mon pays d'origine. Pourquoi faut-il qu'un chef de parti se...
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