Rechercher
Rechercher

Économie - Liban - Hôtellerie

Le secteur hôtelier libanais fait grise mine

Après avoir reculé de plus de 20 % en janvier, le taux d'occupation des hôtels à Beyrouth a enfoncé le seuil des 40 % au deuxième mois de l'année, selon une étude du cabinet Deloitte & Touche. En revanche, l'activité hôtelière a, paradoxalement, connu une nette amélioration dans la plupart des autres destinations régionales, notamment à Abou Dhabi.

Les hôtels de la capitale libanaise ont affiché un taux d’occupation de 37,4 % en février, contre 70,1 % au cours du même mois de l’an dernier.

Selon l'enquête du cabinet international Deloitte & Touche sur le secteur hôtelier au Moyen-Orient, les hôtels de la capitale libanaise ont affiché un taux d'occupation de 37,4 % en février, contre 70,1 % au cours du même mois de l'an dernier. En janvier, le taux d'occupation avait déjà chuté à 41,6 %, contre 52,6 % un an plus tôt. Cette importante baisse de la fréquentation hôtelière est sans aucun doute le résultat de la détérioration de la situation politique dans le monde arabe, qui s'est accompagnée des tensions persistantes sur le plan local. Les ressortissants en provenance des pays de la région représentent en effet plus de 40 % des visiteurs étrangers.
Concernant les revenus par chambre disponible, ils ont également chuté de moitié au deuxième mois de l'année, accusant une baisse de 58,8 %, à 70 dollars.
Comparativement, le taux d'occupation des hôtels s'est élevé à l'échelle régionale à 69,8 % en février, enregistrant une hausse de 6,1 % sur un an, tandis que les revenus par chambre disponible ont atteint 153 dollars, en hausse de 7,8 %.
À l'exception de Djeddah, où le taux d'occupation des hôtels s'est contracté de 3,7 % au deuxième mois de l'année (en raison notamment des dégâts causés par les inondations), il convient de préciser que l'activité hôtelière à Beyrouth a largement contrasté avec celle observée dans d'autres destinations de la région.

Dubaï affiche un taux d'occupation d'environ 87 %
À Abou Dhabi, par exemple, le taux d'occupation des hôtels a bondi à 74,1 % en février, contre 58,2 % un an plus tôt, enregistrant une hausse de 27,3 % sur un an. Ce bond a été favorisé par la tenue de divers évènements dans le petit émirat durant le deuxième mois de l'année (Formula drift, exposition dans le district culturel de l'île de Saadiyat...), mais il est également le résultat d'un taux d'occupation très faible l'an dernier, dû aux répercussions de la crise économique mondiale.
En parallèle, les revenus par chambre disponible à Abou Dhabi ont également bondi en février, augmentant de 21,5 %, à 164 dollars, contre 135 dollars un an plus tôt.
Quant à Dubaï, l'activité hôtelière a affiché une légère amélioration en février, le taux d'occupation progressant de 1,3 %, à 86,8 % - le plus élevé de la région - tandis que les revenus par chambre disponible ont atteint 216 dollars, en hausse de 2 % sur un an. Cette progression a été portée, selon le rapport de Deloitte & Touche, par l'organisation de divers évènements, dont le Dubai Duty Free Tennis Championship, le Skywards International Jazz Festival et le Middle East Xcat Powerboat Series.
À Mascate, la tendance était également à la hausse, où le taux d'occupation des hôtels s'est élevé à 76,6 dollars en février, contre 70,8 % un an plus tôt (en hausse de 8,2 %), et où les revenus par chambre disponible ont progressé de 18,7 %, à 211 dollars, contre 178 dollars un an plus tôt.
En revanche, l'activité hôtelière s'est légèrement contractée à Djeddah, où le taux d'occupation des hôtels s'est établi à 65,8 % en février, enregistrant une baisse de 3,7 % sur un an. Cette contraction est notamment due aux dégâts causés par les inondations, a indiqué à cet égard le rapport de Deloitte & Touche.
Enfin, sur le plan mondial et en ce qui concerne les revenus par chambre disponible, l'Europe, l'Asie-Pacifique et les Amériques ont été largement dépassées par le Moyen-Orient en février, avec des revenus s'élevant à 78, 93 et 57 dollars respectivement, contre 154 dollars dans la région.
Selon l'enquête du cabinet international Deloitte & Touche sur le secteur hôtelier au Moyen-Orient, les hôtels de la capitale libanaise ont affiché un taux d'occupation de 37,4 % en février, contre 70,1 % au cours du même mois de l'an dernier. En janvier, le taux d'occupation avait déjà chuté à 41,6 %, contre 52,6 % un an plus tôt. Cette importante baisse de la fréquentation hôtelière est sans aucun doute le résultat de la détérioration de la situation politique dans le monde arabe, qui s'est accompagnée des tensions persistantes sur le plan local. Les ressortissants en provenance des pays de la région représentent en effet plus de 40 % des visiteurs étrangers.Concernant les revenus par chambre disponible, ils ont également chuté de moitié au deuxième mois de l'année, accusant une baisse de 58,8 %, à...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut