Parallèlement, le solde primaire est resté quasiment stable au cours du mois de janvier 2011, enregistrant un excédent de 202,3 millions de dollars.
Les dépenses liées à la dette en hausse
Toujours selon le ministère des Finances, on note une hausse de 11,4 % des dépenses publiques au cours de janvier 2011. Celles-ci se sont élevées à 858,4 millions de dollars, contre 770 millions un an plus tôt.
Dans les détails, les dépenses courantes du budget ont progressé de 12,6 % en janvier 2011, pour s'établir à près de 571 millions de dollars, contre près de 507 millions de dollars au cours de la même période de l'an dernier. Quant au service de la dette, il a progressé de 8,9 % sur un an, à près de 231 millions de dollars, contre près de 212 millions de dollars en janvier 2010. Toujours au niveau des dépenses budgétaires, les transferts à Électricité du Liban (EDL) ont progressé de 0,8 % pour s'établir à près de 63 millions de dollars fin janvier, contre près de 62 millions de dollars en janvier 2010.
Hausse des recettes fiscales
Au niveau des recettes publiques, celles-ci ont, à l'instar des dépenses, progressé en janvier 2011, totalisant 810 millions de dollars (+ 7,7 %).
Dans les détails, les recettes fiscales ont augmenté de 5,2 % en janvier 2011, à 679,8 millions de dollars. Plus précisément, les recettes provenant de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ont progressé de 3,7 % à près de 277 millions de dollars, soit 29,2 % du total des recettes fiscales et 17 % de l'ensemble des recettes publiques. Les recettes douanières ont, quant à elles, reculé de 7,4 %, à près de 131 millions de dollars. Les droits d'accise (sur l'essence, le tabac, l'alcool et les voitures), dont le montant global a atteint 90,5 millions de dollars, ont, en parallèle, enregistré une baisse de 7,2 % sur un an. Quant aux frais d'enregistrement de propriétés immobilières, ils ont augmenté de 2,3 % pour atteindre 39,9 millions de dollars.
Les recettes non fiscales ont, quant à elles, progressé de 31,5 % à près de 62 millions de dollars, contre près de 47 millions de dollars un an plus tôt. Cela est notamment dû à la forte hausse des recettes provenant des postes détenus par l'État (Casino du Liban, Loterie nationale, aéroport, port et télécoms), qui ont progressé de 95,1 %, à 25,6 millions de dollars, contre près de 13 millions de dollars au cours du même mois de l'an dernier.

