La tuberculose, c'est chaque année 6,7 millions de nouveaux cas et pratiquement 1,7 million de morts à travers le monde. À l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre cette maladie, tenue le 24 mars, le Partenariat halte à la tuberculose attire notre attention sur les formes multirésistantes de cette infection.
« Entre 2011 et 2015, il y aura plus de deux millions de nouveaux cas de tuberculose multirésistante », préviennent les responsables du Partenariat. Ils se fixent d'ailleurs un objectif ambitieux pour cette période de quatre ans : « Diagnostiquer et traiter un million de patients souffrant de cette forme de la tuberculose. »
« La tuberculose multirésistante est une menace pour tous les pays, car elle est à la fois difficile et coûteuse à traiter, explique le Pr Michel Kazatchkine, directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Si nous ne faisons pas des efforts exceptionnels pour résoudre ce problème, notre capacité à financer et à obtenir régulièrement des progrès sera compromise. »
Les patients souffrant de tuberculose multirésistante ne répondent pas au traitement antibiotique de première intention. Et depuis quelques années, des cas d'ultrarésistance ont été mis en évidence. La situation dans ce cas est encore plus grave car chez ces malades, les bacilles tuberculeux résistent même aux antibiotiques de deuxième ligne.
Pour autant, la lutte contre la tuberculose a enregistré de beaux progrès. De 2002 à 2010, les programmes du Fonds mondial ont permis de traiter 7,7 millions de patients et de sauver 4,1 millions de malades.
Le bisphénol A provoquerait aussi des troubles de l'équilibre
Un nouvel élément vient alourdir le dossier du bisphénol A (BPA). Des équipes du CNRS, de l'Inserm et de l'INRA en France ont en effet démontré que cette substance induit des anomalies de l'oreille interne chez l'embryon de certains vertébrés. Ce qui à terme aurait un impact sur l'équilibre et l'audition.
Les chercheurs se sont intéressés à l'effet de ce composé sur le développement embryonnaire. Ils ont pour cela exposé des œufs de poissons zèbres à des concentrations de plus en plus importantes de BPA (de 1 mg/l à 20 mg/l). Le résultat ne s'est pas fait attendre : la plupart des embryons, après exposition à des doses supérieures à 15 mg/l, ont présenté des anomalies au niveau des otolithes, des structures de l'oreille interne qui jouent un rôle dans le contrôle de l'équilibre et dans l'audition.
Les auteurs ont ensuite renouvelé l'expérience sur un autre vertébré de la famille des amphibiens, le xénope. Là encore, ils ont constaté le développement d'anomalies au niveau de l'oreille interne. Ils suggèrent que cet effet pourrait exister chez d'autres espèces vertébrées. « Les doses (administrées) correspondent à une exposition très aiguë, bien plus élevée que la gamme d'exposition possible de l'être humain, précisent les chercheurs. Bien entendu, rien ne peut être déduit pour l'homme tant que les mécanismes d'action n'auront pas été totalement élucidés et que des recherches approfondies n'auront pas été menées chez les mammifères et sur l'être humain en particulier. »
Source : Destination Santé


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