L'entraîneur portugais a été débauché l'an passé de l'Inter Milan, au lendemain du sacre européen de son équipe, par le président du Real Florentino Perez avec la mission expresse de rapporter une « decima » (dixième) Coupe aux grandes oreilles dans les vitrines du Santiago Bernabeu, après presque dix ans de disette (le dernier titre européen remonte à 2002).
Le stratège Mourinho, désigné meilleur entraîneur 2010 par la FIFA et deux fois vainqueur de la C1 (2010 avec l'Inter Milan et 2004 avec le FC Porto), a eu mercredi la victoire modeste et « tranquille », expliquant que c'était finalement « normal » pour le Real d'arriver en quarts.
« Cela devait bien arriver un jour de franchir les 8es de finale. Nous passons car nous avons été meilleurs que notre adversaire qui était de bon niveau, a-t-il observé. Il est normal d'arriver en quarts de finale. »
Pourtant, le club le plus capé d'Europe s'était fait systématiquement éliminer à ce niveau de la compétition européenne ces six dernières années, au point que la presse parlait de « malédiction » des 8es.
Du coup, la presse sportive espagnole exultait jeudi, prenant cette qualification pour un premier titre. « Le Real est de retour », triomphait AS tandis que Marca soulignait le mérite de « Mou » qui « met Madrid en quarts sept ans après ».
Les journaux relevaient surtout le « miracle » Karim Benzema : l'international français, transfiguré depuis quelques semaines, enchaîne les buts après une période difficile.
Selon AS, l'ex-Lyonnais a montré « définitivement » mercredi qu'il était un tout « autre » joueur, avec une vivacité, une hargne et une maîtrise rarement vues depuis son arrivée au Real en 2009, signant face à Lyon son 7e but en quatre rencontres.
Le mérite en revient à Mourinho qui a « réalisé un miracle » en « réveillant » l'attaquant de 23 ans, poursuit ce journal.
La forme étincelante de Benzema arrive à point nommé pour une attaque madrilène affaiblie : le meneur de jeu portugais Cristiano Ronaldo, blessé début mars, n'est pas au mieux, le Brésilien Kaka tarde à se rétablir d'une blessure au genou et le buteur argentin Gonzalo Higuain reste écarté après une opération au dos.
La qualification en quarts permet aussi à Mourinho d'asseoir son autorité et son influence sur le Real après des tensions avec le directeur général Jorge Valdano et une série de propos polémiques sur d'autres équipes espagnoles ou sur l'arbitrage.
D'après Marca, Florentino Perez, revenu à la présidence en 2009 avec l'objectif de conquérir une « decima » après avoir présidé le club sous l'ère « galactique » (Ronaldo, Zidane, Figo et Beckham), a d'ores et déjà décidé de maintenir Mourinho la saison prochaine « quoi qu'il arrive ».
Les chiffres et statistiques parlent en faveur du Portugais : le Real reste en course dans ses trois compétitions (C1, Liga et Coupe d'Espagne), avec à chaque fois l'archirival FC Barcelone en ligne de mire.
Outre la qualification parmi les huit meilleurs européens (avec le Barça), le Real est seul à rester au contact du club catalan en championnat d'Espagne (5 points d'écart) et disputera le 20 avril la finale de Coupe d'Espagne face au... Barça.
© AFP


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine