Rechercher
Rechercher

Cinema- - Entre Parenthèses

Couche d’Ozon(e)

Était-ce prémédité ou serait-ce une simple coïncidence que François Ozon ait choisi un échantillonnage féminin au nombre de huit pour son film 8 femmes, alors que le monde entier célèbre leur fête un 8 mars ? Ce cinéaste qui sonde la gent féminine et qui brosse des portraits aussi drôles que sérieux, qui les portraiture dans un kaléidoscope aux couleurs mouvantes parvient à magnifier le rôle du sexe faible dans la société. Que ce soit pour 8 femmes ou Potiche, Ozon jette un regard plein de tendresse et de malice sur celle qui occupe la fonction d'épouse, amante, mère, ménagère ou employée de bureau. Sa caméra colorée teinte les facettes féminines tout en respectant les coins d'ombre et de lumière. De ce côté-là, on pourrait dire que François Ozon est le fils naturel de cet autre François qui, de Claude Jade à Fanny Ardant, en passant par Catherine Deneuve et Nathalie Baye, a dépeint les tremblements et les sursauts de l'âme féminine.
Sous l'objectif d'une caméra nullement possessive ou envahissante, comme celle d'Alfred Hitchcock, dont le regard trouble et troublant enfermait la kyrielle de blondes platines dans son champ devenu magnétique, ni même celle plus tourmentée de Lars von Trier, qui ne peut vanter la femme sans la casser ou la briser. En effet, l'œil schizophrénique du cinéaste danois fait d'Emma Watson (Breaking the Waves), de Björk (Dancer in the Dark) ou encore de Charlotte Gainsbourg (Antichrist) à la fois des chênes et des saules. Robustes, elles ploient sous la volonté du réalisateur et finissent par plier.
Mais revenons à ce François-là qui, en bon Truffaut, chantait la femme et ses beautés à la manière d'un poète. Gourmande et subtile, enveloppante mais libre, captant l'extérieur autant que l'intérieur, sa caméra était souple, fusionnelle. Son regard discret, mais intime.
Jean Giraudoux croyait en ce pouvoir féminin, en cette force capable de changer le cours de l'histoire. Au nom de toutes ces Hélène, Cléopâtre ou Elizabeth et toutes les Marie Curie de l'ombre, « l'homme qui aimait les femmes » a porté ce héros féminin aux nues ou plutôt sur grand écran.
Était-ce prémédité ou serait-ce une simple coïncidence que François Ozon ait choisi un échantillonnage féminin au nombre de huit pour son film 8 femmes, alors que le monde entier célèbre leur fête un 8 mars ? Ce cinéaste qui sonde la gent féminine et qui brosse des portraits aussi drôles que sérieux, qui les portraiture dans un kaléidoscope aux couleurs mouvantes parvient à magnifier le rôle du sexe faible dans la société. Que ce soit pour 8 femmes ou Potiche, Ozon jette un regard plein de tendresse et de malice sur celle qui occupe la fonction d'épouse, amante, mère, ménagère ou employée de bureau. Sa caméra colorée teinte les facettes féminines tout en respectant les coins d'ombre et de lumière. De ce côté-là, on pourrait dire que François Ozon est le fils naturel de cet autre François qui, de Claude...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut