L’ex-président Bill Clinton entouré de l’ambassadeur du Koweït à Washington, cheikh Salem al-Sabah, et de son épouse Rima. (Photos Vicky Pombo)
Ce trio de vedettes venues d'horizons différents s'est retrouvé chez l'ambassadeur du Koweït à Washington, cheikh Salem al-Sabah, et son épouse Rima lors d'un gala au profit de la USO, organisé sous les auspices de la Kuwait-America Foundation. La USO est une ONG américaine dont le but est de faciliter la réintégration des militaires dans la vie civile, une fois leur service terminé. Les bans et l'arrière-ban du Tout Washington avait répondu à cet appel : notamment le chef d'état-major des armées, l'amiral Mike Mullen, le secrétaire d'État au Transport, Ray LaHood, le secrétaire d'État au Commerce, Gary Locke, le secrétaire d'État à l'Éducation, Arne Duncan, les sénateurs John Kerry, John McCain et Scott Brown, plusieurs membres du Congrès et du corps diplomatique, ainsi que la chef du protocole Capricia Marshall. Étaient également présentes des personnalités du monde des arts comme Michael Douglas ou le directeur du Centre Kennedy, David Rubenstein.
Dans son mot d'accueil, l'ambassadeur al-Sabah a salué « le courage et la compétence des militaires US au service quotidien du maintien de la paix et de la sécurité ». Il a également salué le leadership de l'ancien président Bill Clinton qui, durant son mandat, « a fait une différence au-delà des rives de l'Amérique (...). Un effort qu'il a décuplé depuis qu'il a quitté la Maison-Blanche ».
Un charisme immuable
Bill Clinton, lui, garde toujours son même charisme, ce même tonus oratoire et ce même plaisir de pactiser avec les foules, qui font sa spécificité : il était le dernier à quitter la soirée.
Pour sa part, Rima al-Sabah, qui est passée maître dans l'art d'organiser des galas à caractère caritatif, a chaleureusement remercié la générosité des donateurs. Leurs contributions - totalisant 2,9 millions de dollars - doivent servir à la construction d'un centre au sein de l'hôpital naval Walter Reed pour le support des blessés de guerre et leur famille. Rima al-Sabah est libanaise ; son époux, lui, est de mère libanaise (Leila el-Merehbi).
Ben Aflek, que nous avons interviewé au cours de cette soirée, nous a parlé de son nouveau projet : un film qu'il produira et qui relatera le sauvetage par la CIA de cinq Américains retenus prisonniers en Iran durant la crise de 1979. Un thriller qu'il se propose d'émailler avec un zeste d'humour. Ceci pour la fiction. Côté réalité, il a, au cours de son séjour à Washington, témoigné devant le Congrès des problèmes de la République du Gabon et plus particulièrement des réfugiés. Ben Aflek avait organisé une campagne d'information sur ce dernier sujet, appuyée par un court-métrage de son cru.
Deux maîtres de cérémonie ont animé l'ambiance : Mika Brezinski (fille de Zbigniew Brezinski, ancien conseiller de Jimmy Carter) et Joe Scarborough, deux figures des matinales de la chaîne de télévision MSNBC. La soirée s'est terminée sur les rythmes à la fois puissants et nostalgiques de Michael Bolton, dont on a vivement applaudi l'interprétation de Georgia on my mind, How am i supposed to live without you et de l'aria italienne Nessun dorma.


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