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Moyen Orient et Monde - Yémen

Les Sudistes se rallient à l’opposition réclamant le départ de Saleh

La pression s'est accentuée hier sur le président yéménite Ali Abdallah Saleh avec le ralliement des Sudistes au mouvement de contestation qui prend de l'ampleur. Le numéro deux du Mouvement sudiste, le général à la retraite Abdallah Hassan al-Nakhibi, a demandé aux Sudistes « de ne plus appeler à la sécession et de se joindre à la révolution des jeunes » appelant au départ de M. Saleh, au pouvoir depuis 32 ans. « Il faut pour le moment libérer le nord et le sud du Yémen de ce tyran, et nous pourrons ensuite nous tourner vers la cause sudiste », a expliqué le responsable du Mouvement sudiste, qui anime la contestation contre le pouvoir central dans le sud du pays, un État indépendant jusqu'en 1990.
Le régime du président Saleh est contesté depuis la mi-janvier avec des manifestations à Sanaa, Taëz et, surtout, à Aden, dans le sud du pays. Selon Amnesty International, au moins 27 personnes ont été tuées au cours de ce mouvement de protestation. Hier, 17 personnes ont été blessées à Hodeïda (Ouest) dans des affrontements entre des manifestants et des partisans du pouvoir, selon des témoins.
La rébellion zaïdite (branche du chiisme) dans le nord du pays s'est déjà ralliée à la contestation, de même que d'importants chefs de tribu.
Affaibli sur le plan intérieur, le président yéménite s'est en outre attiré une riposte cinglante des États-Unis après avoir critiqué leur ingérence dans la révolte arabe. M. Saleh, pourtant un allié-clé de Washington dans la lutte contre el-Qaëda, avait accusé « les ambassadeurs américains et européens d'attiser (la contestation de) la rue yéménite ».
« Nous ne pensons pas que désigner des boucs émissaires constitue une réponse adéquate aux yeux des Yéménites ou d'habitants d'autres pays », a déclaré mardi soir le porte-parole du président Barack Obama, Jay Carney, en appelant M. Saleh à mener des réformes politiques pour répondre aux « aspirations légitimes » de son peuple. Hier, la présidence américaine enfonçait le clou, annonçant que M. Saleh avait exprimé à la Maison-Blanche des « regrets » pour le « malentendu » relatif à ses récents propos sur les États-Unis et Israël.
(Source : AFP)

La pression s'est accentuée hier sur le président yéménite Ali Abdallah Saleh avec le ralliement des Sudistes au mouvement de contestation qui prend de l'ampleur. Le numéro deux du Mouvement sudiste, le général à la retraite Abdallah Hassan al-Nakhibi, a demandé aux Sudistes « de ne plus appeler à la sécession et de se joindre à la révolution des jeunes » appelant au départ de M. Saleh, au pouvoir depuis 32 ans. « Il faut pour le moment libérer le nord et le sud du Yémen de ce tyran, et nous pourrons ensuite nous tourner vers la cause sudiste », a expliqué le responsable du Mouvement sudiste, qui anime la contestation contre le pouvoir central dans le sud du pays, un État indépendant jusqu'en 1990.Le régime du président Saleh est contesté depuis la mi-janvier avec des manifestations à Sanaa, Taëz et,...
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