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Nos lecteurs ont la parole

Les leçons d’une défaite programmée

Par Jean-Marc ARACTINGI
Avec une grande habileté et profitant du jeu démocratique, le Hezbollah et ses alliés ont réussi à faire tomber le gouvernement de Saad Hariri et à nommer leur candidat Nagib Mikati.
C'est en grande partie grâce à Walid Joumblatt que ce changement a eu lieu. Ce n'est nullement par peur du puissant Hezbollah, avec qui il a su éviter une confrontation militaire, préservant ainsi sa communauté, mais bien plus parce qu'en fin stratège, il a pressenti depuis déjà plus de deux ans que l'option occidentale était perdante.
 En effet, les États-Unis sont en perte de vitesse sur tout les plans (financier, politique, stratégique..) et cela se fait déjà sentir, entraînant derrière eux, par un effet de dominos, la chute des régimes arabes pro-occidentaux, comme ce qui se passe actuellement en Tunisie, en Algérie - tous deux secoués par des émeutes. Dans le même temps, des troubles se produisent en Égypte, en Jordanie et au Liban.
Ces régimes sont soutenus à bout de bras par l'argent occidental, c'est-à-dire essentiellement par le dollar.
Or celui-ci est moribond et sa chute est déjà programmée. 
De plus, le président Obama est en grande difficulté et l'année 2011 sera celle de la préparation de la fin de son mandat. Il en est de même pour le président Sarkozy, qui est au plus bas dans les sondages.
 Faut-il pour autant être fataliste ? 
Bien sûr que non, mais il faut savoir tirer les leçons de cette défaite, en ne comptant plus que sur soi-même, en ne focalisant plus toute une nation et toute la politique de l'État sur la recherche des assassins du président Rafic Hariri (dépolitisons le débat sur le TSL), en donnant la priorité aux problèmes du quotidien des Libanais, et en conservant les acquis de la révolution du Cèdre (souveraineté, liberté, démocratie).

Avec une grande habileté et profitant du jeu démocratique, le Hezbollah et ses alliés ont réussi à faire tomber le gouvernement de Saad Hariri et à nommer leur candidat Nagib Mikati.
C'est en grande partie grâce à Walid Joumblatt que ce changement a eu lieu. Ce n'est nullement par peur du puissant Hezbollah, avec qui il a su éviter une confrontation militaire, préservant ainsi sa communauté, mais bien plus parce qu'en fin stratège, il a pressenti depuis déjà plus de deux ans que l'option occidentale était perdante.
 En effet, les États-Unis sont en perte de vitesse sur tout les plans (financier, politique, stratégique..) et cela se fait déjà sentir, entraînant derrière eux, par un effet de dominos, la chute des régimes arabes pro-occidentaux, comme ce qui se passe actuellement en Tunisie, en Algérie - tous deux...
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