C’est au nez et à la barbe de tous les supporteurs allemands venus en masse soutenir leur chouchou Maria Riesch que l’Autichienne Élisabeth Görgl rafle l’or, dominant le super-G de Garmisch-Partenkirchen. Wolfgang Rattay/Reuters
Avec deux médailles de bronze aux Jeux olympiques de Vancouver l'an dernier, l'Autrichienne avait déjà égalé sa championne de maman, Traudl Hecher, sur le podium aux JO de 1960 et 1964. Avec sa toute première médaille d'or, cette fois elle la supplante.
« Depuis toute petite, je voulais entendre jouer l'hymne autrichien, et gagner une médaille d'or. C'est un rêve qui s'est réalisé », a raconté Görgl.
Après le passage de Lindsey Vonn, Görgl pouvait célébrer. La championne du monde 2009 avait prévenu qu'elle n'avait pas retrouvé toutes ses facultés après sa grosse chute à l'entraînement la semaine passée. En piste, elle l'a confirmé en prenant la septième place, son plus mauvais résultat en deux ans en super-G.
« Je voulais défendre mon titre et je ne pouvais pas le faire car c'était trop dangereux pour moi sur cette piste », a déclaré la reine du ski alpin, qui du coup remet en question sa participation au supercombiné vendredi.
Julia Mancuso a une nouvelle fois sortie le grand jeu dans un grand rendez-vous et compte désormais à son palmarès sept médailles, dont un titre olympique, pour seulement quatre victoires en Coupe du monde.
Maria Riesch n'a pas eu l'or, mais la tête d'affiche de ses Mondiaux chez elle en avait tout l'air : « Je suis plus que contente de cette médaille. Je ne me sens plus sous pression désormais. Quand votre première course vous ramène une médaille, mon objectif minimal est déjà atteint. »
La leader de la Coupe du monde était d'autant plus libérée que des cinq disciplines du ski alpin, le super-G est celle où elle a le moins brillé ces derniers hivers.


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