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Moyen Orient et Monde - Démocratisation

Clinton : Risque de "chaos" et de "tempête" au Moyen-Orient

Les Occidentaux, Américains en tête, ont appuyé samedi une démocratisation du monde arabe pour répondre aux aspirations de sa jeunesse, tout en appelant à une transition ordonnée en Égypte, en raison des risques de déstabilisation de tout le Moyen-orient.

"La transition ne peut fonctionner que si elle est délibérée, concertée et transparente", a estimé la secrétaire d'État, pour qui "il est important de soutenir le processus de transition annoncé par le gouvernement égyptien".

Au Moyen-Orient, la conjoncture est "parfaite" pour une "tempête", a estimé la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton, au cours de la conférence sur la sécurité à Munich, en insistant sur les "risques de chaos" dans la région.
Mme Clinton a plaidé en faveur d'une démocratisation au Moyen-orient où "la démocratie et l'économie" n'ont pas "convergé dans le même sens". "Cela peut engendrer le chaos et une instabilité à court terme, voire pire", a-t-elle cependant mis en garde.
"La transition ne peut fonctionner que si elle est délibérée, concertée et transparente", a estimé la secrétaire d'État, pour qui "il est important de soutenir le processus de transition annoncé par le gouvernement égyptien".
Prudence également pour la chancelière allemande Angela Merkel, qui a plaidé en faveur d'un changement "organisé" dans le pays.
Évoquant sa propre expérience de la réunification allemande, en 1989 - "On ne voulait pas attendre un seul jour" -, elle a invité les Égyptiens à être patients et à oeuvrer pour des changements "structurés, pacifiques".
Mme Merkel a par ailleurs évoqué "un nouveau partenariat" entre l'UE et l'Égypte : "Le changement doit être organisé et nous, l'Union Européenne, comme nous l'avons dit (vendredi au sommet de l'UE à Bruxelles), nous voulons aider à ce changement".
Le Premier ministre britannique David Cameron a estimé pour sa part qu'une "plus grande stabilité" en Égypte passait par un changement rapide dans le pays.
"À ceux qui disent que nous devons coller au régime parce qu'il représente la stabilité, je dis qu'il n'y a pas de stabilité aujourd'hui en Égypte. Nous avons besoin de changement, de réformes et de transition pour parvenir à davantage de stabilité", a-t-il déclaré.
"Je crains que plus ça dure, plus ceux qui veulent créer une Égypte dont nous ne voudrions pas, ne soient renforcés", a-t-il estimé, sans préciser s'il avait en tête un régime fondamentaliste ou militaire.
C'est pourquoi, a-t-il souligné, "il faut encourager les discussions" entre les parties égyptiennes.
Parallèlement aux travaux de la conférence, le Quartette pour le Proche-Orient se réunissait samedi à Munich en dépit du blocage des négociations israélo-palestiniennes et de la crise égyptienne.
Les discussions devaient réunir le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et les chefs des diplomaties américaine Hillary Clinton, russe Sergueï Lavrov et de l'Union européenne (UE) Catherine Ashton, dans un climat a priori peu favorable.
M. Lavrov a appelé pour sa part au "dialogue" entre les parties pour sortir de l'impasse en Égypte. "Il est tout à fait clair que ça ne peut pas continuer comme ça. Il faut un dialogue", a-t-il déclaré, en estimant que "tous les groupes de poids" sur la scène internationale devaient s'impliquer pour favoriser une solution.
Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a enfin souligné que "l'ONU avait toujours exigé le changement" vers plus de démocratie depuis 2002, "notamment dans les pays arabes".
Lors d'un sommet vendredi à Bruxelles, les 27 pays de l'Union européenne ont exigé que le processus de transition politique commence immédiatement en Égypte, en laissant entendre que dans le cas contraire l'aide européenne pourrait être suspendue.
Au Moyen-Orient, la conjoncture est "parfaite" pour une "tempête", a estimé la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton, au cours de la conférence sur la sécurité à Munich, en insistant sur les "risques de chaos" dans la région.Mme Clinton a plaidé en faveur d'une démocratisation au Moyen-orient où "la démocratie et l'économie" n'ont pas "convergé dans le même sens". "Cela peut engendrer le chaos et une instabilité à court terme, voire pire", a-t-elle cependant mis en garde."La transition ne peut fonctionner que si elle est délibérée, concertée et transparente", a estimé la secrétaire d'État, pour qui "il est important de soutenir le processus de transition annoncé par le gouvernement égyptien".Prudence également pour la chancelière allemande Angela Merkel, qui a plaidé en faveur d'un...
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