Les banques chiffrent leur passion risquée pour l’immobilier
OLJ /
le 05 février 2011 à 00h29
Ce sont officiellement des banques, mais elles sont devenues les premiers agents immobiliers du pays : le secteur bancaire espagnol vient de révéler, contraint et forcé, le montant de ses actifs risqués, moins élevé que prévu, avec 135 milliards d'euros au total. Sans surprise, les fragiles caisses d'épargne comptent deux fois plus d'actifs problématiques que les banques : 90 milliards d'euros environ contre 45 milliards pour les secondes. C'est ce qui ressort d'un calcul réalisé par l'AFP à partir des données que 15 caisses et sept banques, soit la quasi-totalité des entités du pays, ont d'ores et déjà publiées à la demande de la Banque d'Espagne. Une différence qui s'explique par leur montant faramineux de crédits immobiliers (164,9 milliards), accordés à tour de bras au moment de la bulle, tandis que les banques n'en ont que 77,5 milliards. Au final, le chiffre est bien moindre que celui qu'avait donné la Banque d'Espagne qui chiffrait ces actifs problématiques, fin juin, à 180,6 milliards. Certes, la Banque centrale, prudente, avait inclus l'exposition à l'ensemble du secteur de la construction, mais « les chiffres qui sont sortis en général ont été en dessous de ce qu'estimait le marché », estime Juan José Fernandez-Figares, analyste de la maison de courtage espagnole Link Securities. « Les chiffres que le marché maniait, dans le pire des scénarios, étaient bien plus élevés que ce que nous sommes en train d'apprendre », confirme José Luis Martinez Campuzano, stratégiste chez Citi. Et d'ailleurs, « la réponse des marchés est très positive », note-t-il. Le plus important reste l'exercice de transparence, et « désormais les marchés ont une image plus fidèle de l'exposition réelle du secteur à l'immobilier », note l'analyste de Link, « un élément de base pour chercher du capital » selon Citi, alors que le gouvernement a appelé le secteur bancaire à trouver 20 milliards d'euros d'ici à septembre.
Ce sont officiellement des banques, mais elles sont devenues les premiers agents immobiliers du pays : le secteur bancaire espagnol vient de révéler, contraint et forcé, le montant de ses actifs risqués, moins élevé que prévu, avec 135 milliards d'euros au total. Sans surprise, les fragiles caisses d'épargne comptent deux fois plus d'actifs problématiques que les banques : 90 milliards d'euros environ contre 45 milliards pour les secondes. C'est ce qui ressort d'un calcul réalisé par l'AFP à partir des données que 15 caisses et sept banques, soit la quasi-totalité des entités du pays, ont d'ores et déjà publiées à la demande de la Banque d'Espagne. Une différence qui s'explique par leur montant faramineux de crédits immobiliers (164,9 milliards), accordés à tour de bras au moment de la bulle, tandis que les...
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