Les investisseurs inquiets ont tendance à acheter des dollars mais aussi des yens et des francs suisses, devises peu rémunératrices mais jugées très sûres, au détriment des autres monnaies.
"On voit une certaine aversion pour le risque" sur les marchés financiers, a-t-elle ajouté.
Les investisseurs inquiets ont tendance à acheter des dollars mais aussi des yens et des francs suisses, devises peu rémunératrices mais jugées très sûres, au détriment des autres monnaies.
La situation s'est dramatisée au cours de la journée, vendredi, en Égypte, où le président Hosni Moubarak a décrété un couvre-feu dans tout le pays.
Ces événements ont entraîné une brusque envolée des cours du pétrole, et ont coûté à Wall Street sa plus forte baisse depuis novembre.
Ils ont relégué au second plan la publication, pourtant très attendue par les marchés, d'une première estimation de la croissance des États-Unis pour le quatrième trimestre.
Le produit intérieur brut a progressé de 3,2% en rythme annuel sur les trois derniers mois de l'année, contre 2,6% au troisième. Mais les analystes s'attendaient à beaucoup mieux (3,7%).
Le marché a eu "une réaction mitigée" à ces chiffres, a relevé David Song, de DailyFX. "Le chiffre principal était inférieur aux attentes, mais il semble que le dollar trouve un certain soutien alors que la progression de la consommation privée améliore les perspectives pour la région".
La consommation, moteur traditionnel de l'activité américaine, a assuré à elle seule plus de 3 points de croissance, ce qui n'était plus arrivé depuis 2006.

