Ont notamment participé à cet événement l'ambassadeur d'Espagne, Juan-Carlos Gafo, le ministre démissionnaire de l'Énergie et des Ressources hydrauliques, Gebran Bassil, ainsi que plusieurs représentants d'organismes publics et internationaux.
L'Atlas des vents, d'un coût de quelque 90 000 dollars, a contribué à identifier les sites les plus venteux au Liban, facilitant l'évaluation du potentiel éolien du Liban, à l'intérieur du territoire comme au large du littoral. Celui-ci est estimé à un minimum de 1 500 mégawatts, soit environ 90 % de la production électrique actuelle.
Les zones terrestres pouvant potentiellement accueillir un parc d'éoliennes ont ainsi été clairement définies ; la carte offshore des vents comprend, pour sa part, un espace maritime qui s'étend, le long de la côte libanaise, jusqu'à 20 km des lignes de base.
Plusieurs régions, sur l'ensemble du territoire, ont d'ores et déjà été repérées comme prometteuses, telles le Akkar, Jabal el-Cheikh, ainsi que d'autres zones montagneuses.
Il convient de rappeler que la concrétisation de l'Atlas des vents avait été officiellement annoncée en décembre dernier. Initié quelques années auparavant, ce projet a connu de nombreux reports - avant d'être repris « de zéro » en 2010, selon le directeur général du Centre pour la conservation de l'énergie, (LCEC), Pierre Khoury. Celui-ci s'inscrit dans le cadre du projet Cedro pour la promotion des énergies renouvelables au Liban.
Lancé en 2007 par le programme des Nations unies pour le développement (PNUD), en partenariat avec les ministères de l'Énergie et des Finances et le Conseil du développement et de la reconstruction (CDR), le projet Cedro, prévu de prendre fin en octobre 2012, dispose d'un budget de 9,73 millions de dollars, intégralement financé par l'Espagne. Il vise à contribuer à la réforme du secteur de l'énergie.
Le processus d'évaluation étant désormais achevé, l'installation d'éoliennes dans diverses régions libanaises reste aujourd'hui tributaire de l'évolution de la conjoncture politique et du travail parlementaire.

