Traîtres et fiers de l'être
Dans toute organisation qui se respecte, et notamment dans tous les mouvements de résistance de par le monde, il est une règle d'or : celle de ne jamais faire confiance à un traître.
Tout d'abord, quand le traître est dans ses propres rangs il est évident qu'il faut le renier.
Même s'il revient repentant et désolé, il ne faut jamais lui pardonner car qui a trahi une fois trahira cent fois.
Quand le traître a lâché l'adversaire pour vous rejoindre, passée l'utilisation immédiate qu'on peut faire de sa traîtrise, il est de règle de s'en débarrasser.
Qui a trahi son allié dans le passé ne peut que trahir un nouvel allié.
La règle voulait qu'on exécute les traîtres.
Heureusement que cette règle n'a pas cours au Liban, sans quoi il ne resterait pas beaucoup d'hommes politiques dans ce pays, vu les revirements d'opinions et les traîtrises dont ils sont capables.
Par ailleurs, heureusement que le ridicule ne tue pas car le pays serait transformé en un immense cimetière où errent deux ou trois hurluberlus.
Khalil LETAYF
Pays virtuel
De plus en plus les Libanais ont l'impression de vivre, et sur tous les plans, dans un pays virtuel. Ainsi, la politique est toujours guidée de l'extérieur, sans territoire réel et avec des frontières disputées et des voisins jaloux. Il suffit - d'ailleurs nous le vivons actuellement - qu' un leader se déclare en désaccord total avec les autres s'agissant du TSL pour que le gouvernement chute et que le pays bascule dans le vide.
Côté social, la hausse continuelle du prix des appartements à louer ou à vendre, surtout dans la capitale, a poussé nombre de Beyrouthins à déserter et à choisir d'autres cieux. Les promoteurs, surtout dans le centre-ville, acquièrent des terrains et édifient des tours et des rues sans âme. Comme nous l'a fait remarquer récemment le curé de notre paroisse qui avait l'habitude, à l'Épiphanie, de venir bénir les foyers : « Cette année, nous a-t-il dit, cette année je ne retrouve plus mes paroissiens. » C'est là une sonnette d'alarme tirée.
Nous pressons nos députés d'élaborer une nouvelle loi équitable pour les anciens propriétaires condamnés au désespoir pour assurer à tous les citoyens une vie digne et honorable afin qu'ils cessent de vendre par au moyen de procurations valides pour dix ans à des prête-noms appelés à changer. Tout comme changera, dans un prochain avenir, la démographie du pays.
Nazira A. SABBAGHA
Réminiscence de 1933
La situation actuelle au Liban est une réminiscence de 1933 précédant l'arrivée des nazis au pouvoir en Allemagne. La similarité est frappante. Comment ne pas comparer les SA paramilitaires de Hitler en chemises brunes qui terrorisaient la population et les électeurs aux miliciens en chemises noires et leur comportement au Liban, qui brandissent la menace de la violence chaque fois que quelque chose leur déplaît. Il faut également noter que Hitler s'est emparé du pouvoir de manière tout à fait légale en emportant une majorité au Reichstag qui l'a propulsé chancelier du Reich. C'est plus tard que les choses se sont gâtées : tous les opposants ont été emprisonnés et envoyés dans des camps, puis ce fut l'instauration de la dictature. C'est exactement ce qui risque de se passer chez nous. Il suffisait de lire Mein Kampf pour connaître les intentions de Hitler. Chez nous, Il suffit d'écouter les discours du Hezbollah et de son allié, le CPL, afin de deviner la suite. Il suffit de parler à n'importe quel membre ou sympathisant de l'un de ces partis pour comprendre que le seul programme politique consiste à « casser la tête à Hariri ». Vaste programme. Tout le mécanisme est en place, y compris le mandat d'arrêt à l'encontre de 30 personnalités libanaises émis par la justice syrienne. Il est grand temps pour les Libanais de toutes confessions, épris de liberté et de justice, de se réveiller pour s'opposer à cette mécanique implacable qui risque de nous ramener aux jours sombres de la dictature et du terrorisme intellectuel et de mettre notre pays aux ban des nations. Sinon, les hommes que nous aurions pu être et le pays que nous aurions pu avoir vont un jour demander des comptes à ce que nous sommes réellement devenus. Et ce genre d'addition est parfois lourd à honorer.
Joseph HADDAD
Dans toute organisation qui se respecte, et notamment dans tous les mouvements de résistance de par le monde, il est une règle d'or : celle de ne jamais faire confiance à un traître.Tout d'abord, quand le traître est dans ses propres rangs il est évident qu'il faut le renier. Même s'il revient repentant et désolé, il ne faut jamais lui pardonner car qui a trahi une fois trahira cent fois.Quand le traître a lâché l'adversaire pour vous rejoindre, passée l'utilisation immédiate qu'on peut faire de sa traîtrise, il est de règle de s'en débarrasser. Qui a trahi son allié dans le passé ne peut que trahir un nouvel allié.La règle voulait qu'on exécute les traîtres. Heureusement que cette règle n'a pas cours au Liban, sans quoi il ne resterait pas beaucoup d'hommes politiques dans ce...


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