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Cinema- - Entre Parenthèses

Harry, ce drôle de mec

Il y a des noms qui sont universels. Pas contraints de se limiter à une géographie quelconque. Pas obligés d'être aliénés par des frontières.
Il s'appelle Harry. Il peut être anglais, américain ou français, peu importe. Harry Brown a aujourd'hui le visage de l'immense acteur anglais Michael Caine, qui joue dans un film éponyme le rôle d'un simple citoyen devenu justicier pour venger son ami. Mais Harry n'est pas uniquement un simple nom commun qui traverse un film fortuitement. Il est mythique et soulève bien des controverses. Puisqu'il évoque cet autre Dirty Harry, ce flic yankee, raciste, xénophobe, à la limite misanthrope, qu'a incarné un jour Clint Eastwood pour enfin l'autosuicider dans Gran Torino. Dirty Harry, flic ou voyou ? Le spectateur l'aime bien car il s'est bien lové dans la mémoire collective des cinéphiles.
Harry est aussi celui que rencontre Sally au fil des jours, des ans. Qui peut oublier When Harry Met Sally. L'ami sympathique à qui on ne déclare pas son amour, mais qui partage vos plus beaux moments. Le Harry de tous les émois.
Ce Harry qui nous touche est également princier, et son charme il l'a eu en héritage d'une grande Lady D dont l'aura se résume cette fois à une seule et unique lettre. Il ne fait peut-être pas partie de la famille du cinéma, mais ce petit prince devenu grand est néanmoins une star. Turbulent, provocateur, ce poil de carotte ne passe pas inaperçu et fait souvent la une des journaux. Le lecteur devient alors spectateur en suivant ses turbulences.
Princier, certes, mais aussi ensorceleur. Le petit Potter porte le nom de Harry, et par un effet magique, a touché les étoiles et s'est introduit dans des milliers de maisons grâce d'abord à un livre puis à un film. De l'enfance à l'adolescence, il a conquis bien des cœurs.
Et qui aurait imaginé un seul jour que Harry aurait les traits hispaniques et l'accent français cassé de Sergi Lopez ? Dans le film de Dominik Moll, ce Harry-là a un charme obscur, celui des vilains au parcours fêlé. Ce Harry-là n'est ni magicien, ni justicier, ni même amoureux. C'est simplement Un ami qui vous veut du bien. Un Harry pas commode, qui se faufile dans tous les maillons faibles. Le reconnaissez-vous ? Il doit habiter près de chez vous. Pas universel, le Harry ? Vous voulez rire ?
Il y a des noms qui sont universels. Pas contraints de se limiter à une géographie quelconque. Pas obligés d'être aliénés par des frontières. Il s'appelle Harry. Il peut être anglais, américain ou français, peu importe. Harry Brown a aujourd'hui le visage de l'immense acteur anglais Michael Caine, qui joue dans un film éponyme le rôle d'un simple citoyen devenu justicier pour venger son ami. Mais Harry n'est pas uniquement un simple nom commun qui traverse un film fortuitement. Il est mythique et soulève bien des controverses. Puisqu'il évoque cet autre Dirty Harry, ce flic yankee, raciste, xénophobe, à la limite misanthrope, qu'a incarné un jour Clint Eastwood pour enfin l'autosuicider dans Gran Torino. Dirty Harry, flic ou voyou ? Le spectateur l'aime bien car il s'est bien lové dans la mémoire collective des...
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