Samedi, les ambassadeurs avaient visité l’usine à eau lourde à Arak, guidés par le chef du programme nucléaire Ali Akbar Salehi (2e à gauche). Photo Reuters
Samedi, les ambassadeurs avaient visité l'usine à eau lourde à Arak (centre), rarement visité car non soumise à l'inspection de l'AIEA. Celle-ci comprend également un réacteur de recherche de 40 mégawatts en construction, dont l'entrée en service est prévue « dans deux ou trois ans », selon M. Salehi. « Les récentes sanctions (internationales) n'ont créé aucun problème pour nos activités nucléaires (...) Nous continuons nos activités nucléaires avec force (...). En particulier nous continuons avec vigueur nos activités d'enrichissement », avait alors affirmé le chef du programme nucléaire iranien, qui occupe aussi le poste de ministre par intérim des Affaires étrangères. La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, avait toutefois déclaré le 10 janvier que les sanctions avaient ralenti le programme nucléaire iranien.
Le site de Natanz est l'installation nucléaire la plus sensible du pays. L'Iran y dispose de plus de 8 400 centrifugeuses utilisées pour enrichir l'uranium, une opération au cœur des inquiétudes internationales sur le programme nucléaire iranien. L'Iran a déjà produit plus de 3 200 kilos d'uranium enrichi à moins de 5 %. Selon les derniers chiffres de l'AIEA, l'Iran produit par mois environ 130 kilos d'uranium faiblement enrichi. Depuis février, Téhéran a commencé à enrichir de l'uranium à 20 %, et disposerait désormais de plus de 40 kilos, selon les derniers chiffres fournis par les autorités iraniennes. Contenu à moins de 20 %, l'uranium enrichi sert à fabriquer du combustible pour les centrales nucléaires. Mais s'il est poussé à 90 % et plus, il peut servir à la fabrication de l'arme atomique.
Par ailleurs, un journal norvégien qui cite des notes diplomatiques américaines a écrit hier que l'Iran a noué des contacts dans plus de 30 pays pour tenter d'acquérir des technologies, du matériel et des matières premières nécessaires à la fabrication d'armes atomiques. Aftenposten indique qu'au vu de ces notes, obtenues par WikiLeaks, plus de 350 entreprises et organisations iraniennes ont été engagées dans la quête des technologies nucléaires et balistiques de 2006 à 2010.


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