Ce tableau comparatif n'est autre que le complément nécessaire du projet de base. Si l'on transpose ce tableau sur le plan national, on voit d'un côté le politique, qui est l'architecte de la vie publique telle qu'elle doit être, et la vie courante des citoyens telle qu'elle est vécue. Ces deux pôles de la vie des Libanais sont les volets d'un tableau comparatif discordant. D'un côté, la marche de l'État est somnolente, pour ne pas dire bloquée, de l'autre, la vie courante des gens en général n'en est point affectée : les touristes inondent le pays, les hôtels et les restaurants regorgent de clients ; les commerces, les industries, presque tout suit un cours normal de prospérité. Les gens en ont assez des nouvelles et débats politiques et ne veulent plus les entendre.
Cet état de fait dans lequel le pays est plongé vient tout droit de cette grande aberration qu'a été la formation du dernier gouvernement (aujourd'hui défunt) dit d'entente nationale.
Ce gouvernement, que l'on aurait dû appeler plutôt gouvernement de la mésentente nationale, nous a été imposé par la force de ceux qui, du Liban ou d'ailleurs, ne servent que leur propre intérêt au détriment de l'intérêt de la nation. Tout comme ils ont bloqué le centre-ville et le Parlement pendant plus d'un an, ils sont maintenant en train de bloquer l'État.
Pauvre Liban ! Malgré la beauté de ta nature, la clémence de ton climat, l'attrait de ta vie sociale, l'épanouissement de ta culture et l'expansion de ta renommée médicale, artistique et touristique, tu ne cesses de payer le prix de tes mauvais gérants.


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve