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Sport - Voile

Michel Desjoyeaux s’offre un tour du monde en guise d’étrennes

Charles Platiau/Reuters

Quarante-cinq jours après sa décevante sixième place dans la Route du Rhum, Michel Desjoyeaux repart sur la Barcelona World Race, tour du monde en double sans escale dont la seconde édition s'élancera vendredi.
À deux jours d'entamer le quatrième tour du monde de sa carrière, débutée sur la Whitbread aux côtés d'Éric Tabarly à l'âge de 20 ans, Michel Desjoyeaux dit partir pour le plaisir.
« Comme, désormais, nous pouvons participer à un tour du monde tous les deux ans, on nous voit comme des stakhanovistes. Mais ce n'est pas mon cas. Avant tout, je pars pour m'amuser », assure à Reuters le skipper de 45 ans, double vainqueur du Vendée Globe. Sur cette circumnavigation en double d'une durée de trois mois via les détroits de Gibraltar et de Cook, le Breton sera accompagné par François Gabart. À 27 ans, cet ingénieur charentais, qui a terminé deuxième de la Solitaire du Figaro cet été, est considéré comme le futur grand de la voile.
« La sagesse aurait voulu que je parte avec quelqu'un que je connaisse bien. Tenter ainsi l'aventure pour la première fois me plaît », dit encore celui que l'on surnomme le « professeur » mais qui reste assoiffé d'apprendre.
« Gros bosseur, François est un poil à gratter n'acceptant jamais un truc sans comprendre. Autant dire qu'il gratte tout le temps. Il devrait m'apporter de la fraîcheur, voire être, pourquoi pas, mon petit rayon de soleil à bord », dit-il.

« Acte manqué »
Logiquement, François Gabart lui succédera sur « Foncia » lors du Vendée Globe en 2012. En attendant, Michel Desjoyeaux est impatient de voir son monocoque poussé un peu plus loin à quatre mains et de faire face à ce défi du tête-à-tête.
« D'un modèle très rustique, je ne suis pas difficile à vivre, peu intéressé par le confort. Sans aucun problème, je lui laisserai le canapé. Quand on est seul à bord, on prend des décisions sans s'en rendre compte. Là, il faudra en rendre compte, les partager, trouver dans les discussions des compléments d'enquête percutants », résume-t-il.
Avant de partir, Michel Desjoyeaux revient sur sa dernière Route du Rhum.
« Dans un échec, il y a du rationnel et de l'irrationnel. Là, il y a encore des zones d'ombre comme la grosse bêtise d'embarquer un mauvais fichier, pourtant vital, sur une clé USB, comme l'acte manqué de partir pour la Guadeloupe avec des polaires et, bizarrement, un seul tee-shirt », avoue-t-il.
« À préparer mon nouveau bateau en six mois, j'ai pris le départ sans assez de jus pour aller me battre avec les autres. Quelque part, j'avais certainement, aussi, envie qu'on ne m'"emmerde" pas, d'où mon insistance à opter sud. »
Et Desjoyeaux, navigateur ayant le plus de victoires en solitaire et en double à son palmarès, surprend : « Quelque part, j'avais peut-être aussi, bizarrement, l'envie de montrer que je ne pouvais pas toujours gagner. »
Quarante-cinq jours après sa décevante sixième place dans la Route du Rhum, Michel Desjoyeaux repart sur la Barcelona World Race, tour du monde en double sans escale dont la seconde édition s'élancera vendredi.À deux jours d'entamer le quatrième tour du monde de sa carrière, débutée sur la Whitbread aux côtés d'Éric Tabarly à l'âge de 20 ans, Michel Desjoyeaux dit partir pour le plaisir.« Comme, désormais, nous pouvons participer à un tour du monde tous les deux ans, on nous voit comme des stakhanovistes. Mais ce n'est pas mon cas. Avant tout, je pars pour m'amuser », assure à Reuters le skipper de 45 ans, double vainqueur du Vendée Globe. Sur cette circumnavigation en double d'une durée de trois mois via les détroits de Gibraltar et de Cook, le Breton sera accompagné par François Gabart. À 27 ans, cet...
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