Une Américaine fait ses achats dans un mall à Washington. Jewel Samad/AFP
« L'année dernière, il s'agissait de gagner de la stabilité pour la saison des fêtes, mais cette année il s'agit d'un retour à la croissance », a commenté un vice-président de SpendingPulse, Michael McNamara, dans un communiqué reçu mardi.
Deux ans après une « chute libre » des ventes de Noël (recul de 2,3 % mesuré pour les ventes de Noël 2008), SpendingPulse relève une hausse de 5,5 %, hors achats de voitures, pour la période du 5 novembre au 24 décembre, au-delà des +3,6 % mesurés il y a un an.
Ce bon chiffre, basé sur l'activité du réseau des cartes de crédit Mastercard et des estimations pour les autres formes de paiement, a été confirmé mardi par le Conseil international des centres commerciaux (ICSC), qui table désormais sur une hausse d'au moins 4 % des ventes des chaînes de magasins aux États-Unis pour la période novembre-décembre, ce qui serait le meilleur chiffre « au moins depuis 2006 ».
Durant la seule semaine terminée le jour de Noël, les ventes ont progressé de 4,8 % sur un an, marquant une accélération en fin de saison.
« Ces emplettes de dernière minute ont bénéficié du fait que les gens disposaient de plus d'argent grâce à l'amélioration de l'économie, d'un jour de plus pour faire leurs courses car vendredi (24 décembre) était férié, et de davantage de joie dans la perspective des fêtes par rapport à ces dernières années », a noté l'économiste en chef de l'ICSC, Michael Niemira, cité dans un communiqué.
À SpendingPulse, on note que « la période des fêtes de 2010 est marquée par la forte croissance de l'habillement, et la force confirmée de l'e-commerce. Nous avons aussi connu un retour remarquable des dépenses dans des articles onéreux, illustré par la solide croissance de la bijouterie, du luxe et même de l'ameublement », a précisé M. McNamara.
En revanche, le secteur de l'électronique n'a progressé que de 1,2 % sur un an.
L'habillement a bondi de 11,2 %, bénéficiant peut-être du froid qui a pu encourager les consommateurs à renouveler leur garde-robe.
Quant aux intempéries de décembre, elles « ne semblent pas avoir freiné l'élan des ventes au niveau national », selon SpendingPulse, qui note aussi que « dans certains cas la météo pourrait aussi avoir bénéficié au commerce en ligne », qui a bondi une nouvelle fois de plus de 15 %.
Interrogée mardi par l'AFP, une porte-parole de la Fédération nationale des détaillants (NRF), Kathy Grannis, s'est refusée à fournir la moindre estimation, mais elle a noté que les commerçants étaient optimistes, jugeant « très encourageant le fait que les consommateurs soient prêts à dépenser pour des cadeaux discrétionnaires ».
Elle a aussi noté que « les derniers jours avant Noël avaient été plus actifs que jamais », tandis que les ventes de la semaine d'après qui, selon elle, représentent quelque 15 % du total de la saison, s'annoncent également prometteuses.
« La neige (et le blizzard sur la côte est entre dimanche et lundi) n'a pas suffi à entamer les bénéfices des détaillants », a-t-elle assuré.


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