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Économie - Liban - Conjoncture

Barclays Capital prévoit deux scénarios pour la période post-acte d’accusation

Selon la banque d'investissement britannique, la croissance devrait s'élever à près de 7 % en 2011, tandis que le ratio de la dette au PIB devrait reculer à 136 %, si les parties locales parviennent à un accord sur la gestion de la période qui suivra la publication de l'acte d'accusation lié au TSL.

L’absence d’un accord interne sur la question du TSL risque d’avoir des répercussions économiques similaires à celles observées durant les combats de rue de mai 2008 ou encore de la guerre de juillet 2006...

Dans un récent rapport sur l'économie libanaise, la banque d'investissement britannique, Barclays Capital, a mis en garde contre une détérioration des conditions économiques au Liban, à l'ombre des tensions liées au Tribunal Spécial pour le Liban (TSL), prévoyant deux scénarios de croissance pour la période postpublication de l'acte d'accusation sur l'assassinat de l'ancien premier ministre, Rafic Hariri.
« Dans le cas où les partis internes aboutiraient à un accord avant la publication de l'acte d'accusation, la croissance prévue pour 2011 devrait varier entre 6 % ou 7 % », a ainsi précisé le rapport, cité par le Lebanon This Week de la Byblos Bank. Dans ce cas de figure, la croissance serait notamment alimentée par la demande interne et les transferts des émigrés. Selon la banque d'investissement britannique, si ce scénario venait à se réaliser, le ratio de la dette au PIB, prévu déjà de reculer à 141 % fin décembre, contre 148 % un an plus tôt, se stabiliserait à 136 % fin 2011. Celui-ci avait atteint un pic de 180 % en 2006.
Le deuxième scénario prévoit quant, à lui, la publication de l'acte d'accusation avant qu'un accord ne soit conclu entre les différents partis politiques, ce qui « conduirait à la démission de certains ministres et entraînerait la paralysie des institutions publiques », indique la banque britannique, qui n'avance toutefois aucune estimation sur le taux de croissance économique dans ce cas de figure spécifique. Le rapport se contente de préciser qu'en cas de non-accord, le Liban connaîtrait une pression sur les marchés des changes, similaire à celle observée durant la période 2006-2007, ce qui pousserait la Banque du Liban (BDL) à puiser dans ses réserves en devises. Celles-ci, qui totalisent aujourd'hui 32 milliards de dollars, constituent toutefois un bouclier solide pour maintenir la stabilité monétaire et absorber une éventuelle recrudescence de la tension. Rappelant que la BDL avait déjà démontré par le passé sa capacité à faire face à toute pression sur la livre, Barclays Capital a indiqué à cet égard que les réserves en devises actuelles de la Banque centrale couvrent 55 % de la dette à court terme et représentent 72 % de la masse monétaire - des ratios plus élevés que ceux qui prévalaient durant la période marquée par la série d'attentats ayant suivi l'assassinat de Rafic Hariri, la guerre de juillet 2006, et les combats de rue de mai 2008.
Le rapport de Barclays Capital a enfin souligné que le défi principal à relever en 2011, demeure la réduction de la dette, ainsi que le déficit public. Pour cela, « il est impératif que le gouvernement se réunisse pour mettre en place des politiques qui abondent dans le sens de la réalisation de ces objectifs », a conclut la banque d'investissement britannique.
Dans un récent rapport sur l'économie libanaise, la banque d'investissement britannique, Barclays Capital, a mis en garde contre une détérioration des conditions économiques au Liban, à l'ombre des tensions liées au Tribunal Spécial pour le Liban (TSL), prévoyant deux scénarios de croissance pour la période postpublication de l'acte d'accusation sur l'assassinat de l'ancien premier ministre, Rafic Hariri. « Dans le cas où les partis internes aboutiraient à un accord avant la publication de l'acte d'accusation, la croissance prévue pour 2011 devrait varier entre 6 % ou 7 % », a ainsi précisé le rapport, cité par le Lebanon This Week de la Byblos Bank. Dans ce cas de figure, la croissance serait notamment alimentée par la demande interne et les transferts des émigrés. Selon la banque d'investissement britannique,...
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