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Économie - Liban - Bilan

L’industrie et l’agriculture n’ont représenté que 12,4 % du PIB en 2009

Selon les comptes nationaux de l'année 2009, rendus publics hier, le PIB a enregistré une croissance réelle de 8,5 % tandis que l'inflation s'est largement tassée l'an dernier, reculant à 1,2 %, contre 10,3 % en 2008.

Les comptes nationaux pour l'année 2009 ont été présentés hier au Grand Sérail au cours d'une cérémonie à laquelle ont notamment pris part la ministre des Finances, Raya el-Hassan, le conseiller du Premier ministre, Robert Kasparian, ainsi que le représentant de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) français, Alain Tranap. Notons que les comptes nationaux, publiés chaque année depuis 2002, sont le fruit d'un travail de coopération entre un groupe de spécialistes au sein du cabinet du Premier ministre et l'Administration centrale des statistiques (ACS) et l'Insee.

Le PIB nominal à 35 milliards de dollars en 2009
À cette occasion, le statisticien Robert Kasparian a présenté les principaux indicateurs de l'économie libanaise, indiquant qu'« à prix constants, la croissance s'est élevée à 8,5 % en 2009 ». En termes nominaux, celle-ci a toutefois atteint 16,1 %, le produit intérieur brut (PIB) s'étant élevé à 52 650 milliards de livres (soit près de 35 milliards de dollars), contre 45 436 milliards de livres (soit environ 30 milliards de dollars) en 2008. L'inflation s'est, quant à elle, largement tassée, selon les comptes nationaux ; les prix à la consommation ont en effet progressé en 2009 de 1,2 %, contre 10,3 % en 2008 et 5 % en 2007. « Cette faible progression des prix est notamment due à la baisse des prix à l'importation, qui ont reculé en moyenne de 13,9 % », a indiqué à cet égard M. Kasparian.
Quant aux composantes de la croissance économique, le rapport indique que la hausse de 8,5 % du PIB s'est réalisée sous l'effet d'une progression de 12,8 % de la demande globale (à prix constants), portée par une croissance de 14,9 % de la demande interne ; la demande extérieure n'a, quant à elle, augmenté que de 1,7 %. La hausse de la demande globale découle essentiellement d'une croissance réelle de 38,1 % des investissements privés, ajoute le rapport.
Les autres composantes de la demande interne, notamment les dépenses du gouvernement et celles des ménages, ont quant à elles progressé respectivement de 8,6 % et de 8,3 %.
En ce qui concerne la demande extérieure, le rapport indique que celle-ci n'a que légèrement progressé, notamment en raison d'une baisse de 3,9 % des exportations de marchandises, et ce en dépit d'une hausse de 27,1 % des dépenses touristiques.

La balance des paiements en hausse de 128 % sur un an
Par ailleurs, le rapport indique que la balance des paiements a enregistré un excédent de 11 908 milliards de livres en 2009 (7,9 milliards de dollars) contre 5 218 milliards un an plus tôt (environ 3,5 milliards de dollars), enregistrant ainsi un bond de 128 %, et ce malgré le creusement du déficit commercial, qui est passé de 13 167 milliards de livres en 2008 (8,7 milliards de dollars) à 14 456 milliards en 2009 (9,6 milliards de dollars).
Cela a été rendu possible par l'afflux exceptionnel des capitaux en provenance de l'étranger l'an dernier, favorisé par la résilience du Liban face à la crise internationale.
Quant au ratio du déficit de la balance commerciale à la demande interne, il s'est élevé à 21,5 % en 2009 contre 22,6 % en 2008.
Enfin, les secteurs qui ont enregistré les taux de croissance les plus élevés sont ceux du commerce, des communications et de la construction : la valeur ajoutée à prix constants de ces trois secteurs a en effet augmenté respectivement de 17,4 %, 13,1 % et 10 %.
Le secteur qui représente la part la plus importante du PIB reste toutefois celui des services, qui a contribué à lui seul à hauteur de 16 549 milliards de livres du PIB en 2009, soit 31,4 % du total des valeurs ajoutées.
Les secteurs qui se taillent la part la moins importante du PIB sont l'industrie et l'agriculture, qui n'ont représenté respectivement que 7,5 % et 4,9 % du PIB (soit un total de 12,4 %). Cette part - déjà maigre - représente une baisse par rapport à 2008. Selon les comptes nationaux, ces derniers représentaient en effet 14 % du PIB il y a deux ans...
Les comptes nationaux pour l'année 2009 ont été présentés hier au Grand Sérail au cours d'une cérémonie à laquelle ont notamment pris part la ministre des Finances, Raya el-Hassan, le conseiller du Premier ministre, Robert Kasparian, ainsi que le représentant de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) français, Alain Tranap. Notons que les comptes nationaux, publiés chaque année depuis 2002, sont le fruit d'un travail de coopération entre un groupe de spécialistes au sein du cabinet du Premier ministre et l'Administration centrale des statistiques (ACS) et l'Insee. Le PIB nominal à 35 milliards de dollars en 2009À cette occasion, le statisticien Robert Kasparian a présenté les principaux indicateurs de l'économie libanaise, indiquant qu'« à prix constants, la croissance s'est...
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