Le PIB nominal à 35 milliards de dollars en 2009
À cette occasion, le statisticien Robert Kasparian a présenté les principaux indicateurs de l'économie libanaise, indiquant qu'« à prix constants, la croissance s'est élevée à 8,5 % en 2009 ». En termes nominaux, celle-ci a toutefois atteint 16,1 %, le produit intérieur brut (PIB) s'étant élevé à 52 650 milliards de livres (soit près de 35 milliards de dollars), contre 45 436 milliards de livres (soit environ 30 milliards de dollars) en 2008. L'inflation s'est, quant à elle, largement tassée, selon les comptes nationaux ; les prix à la consommation ont en effet progressé en 2009 de 1,2 %, contre 10,3 % en 2008 et 5 % en 2007. « Cette faible progression des prix est notamment due à la baisse des prix à l'importation, qui ont reculé en moyenne de 13,9 % », a indiqué à cet égard M. Kasparian.
Quant aux composantes de la croissance économique, le rapport indique que la hausse de 8,5 % du PIB s'est réalisée sous l'effet d'une progression de 12,8 % de la demande globale (à prix constants), portée par une croissance de 14,9 % de la demande interne ; la demande extérieure n'a, quant à elle, augmenté que de 1,7 %. La hausse de la demande globale découle essentiellement d'une croissance réelle de 38,1 % des investissements privés, ajoute le rapport.
Les autres composantes de la demande interne, notamment les dépenses du gouvernement et celles des ménages, ont quant à elles progressé respectivement de 8,6 % et de 8,3 %.
En ce qui concerne la demande extérieure, le rapport indique que celle-ci n'a que légèrement progressé, notamment en raison d'une baisse de 3,9 % des exportations de marchandises, et ce en dépit d'une hausse de 27,1 % des dépenses touristiques.
La balance des paiements en hausse de 128 % sur un an
Par ailleurs, le rapport indique que la balance des paiements a enregistré un excédent de 11 908 milliards de livres en 2009 (7,9 milliards de dollars) contre 5 218 milliards un an plus tôt (environ 3,5 milliards de dollars), enregistrant ainsi un bond de 128 %, et ce malgré le creusement du déficit commercial, qui est passé de 13 167 milliards de livres en 2008 (8,7 milliards de dollars) à 14 456 milliards en 2009 (9,6 milliards de dollars).
Cela a été rendu possible par l'afflux exceptionnel des capitaux en provenance de l'étranger l'an dernier, favorisé par la résilience du Liban face à la crise internationale.
Quant au ratio du déficit de la balance commerciale à la demande interne, il s'est élevé à 21,5 % en 2009 contre 22,6 % en 2008.
Enfin, les secteurs qui ont enregistré les taux de croissance les plus élevés sont ceux du commerce, des communications et de la construction : la valeur ajoutée à prix constants de ces trois secteurs a en effet augmenté respectivement de 17,4 %, 13,1 % et 10 %.
Le secteur qui représente la part la plus importante du PIB reste toutefois celui des services, qui a contribué à lui seul à hauteur de 16 549 milliards de livres du PIB en 2009, soit 31,4 % du total des valeurs ajoutées.
Les secteurs qui se taillent la part la moins importante du PIB sont l'industrie et l'agriculture, qui n'ont représenté respectivement que 7,5 % et 4,9 % du PIB (soit un total de 12,4 %). Cette part - déjà maigre - représente une baisse par rapport à 2008. Selon les comptes nationaux, ces derniers représentaient en effet 14 % du PIB il y a deux ans...

