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Sport

Lille, Paris et Rennes peuvent-ils contrarier les « Olympiques » ?

Lille, Paris et Rennes, qui occupent dans cet ordre les trois premières places de la L1, ont-ils les moyens de contrarier durablement l'Olympique de Marseille et l'Olympique lyonnais, que tout le monde voyait en début de saison retrouver la tête à l'issue de l'exercice ?
Lille
Forme : tous les signaux sont au vert chez le leader, dont le dernier des deux revers en L1 remonte à la 10e journée. Meilleure attaque (31 buts) grâce au talent d'Hazard et aux 13 buts de Sow, auteur contre Lorient (6-3) de son 2e triplé, le Losc brille lors des fins de rencontres avec 12 buts inscrits après la 75e minute.
Calendrier : avec Arles, Nancy et Saint-Étienne, Lille a les moyens de devenir champion d'automne. Seul bémol, cette victoire indispensable contre La Gantoise pour continuer en C3 et qui peut le freiner en L1. Attention également à un secteur défensif qui n'a ni la même qualité ni le même réservoir que le milieu ou l'attaque.
Leçons du passé : Lille joue souvent placé, mais n'est pas toujours à la conclusion. L'an passé déjà, les Lillois avaient brutalement accéléré à l'automne avant de buter à la dernière journée sur une Ligue des champions qui se dérobe depuis 2007.
Extrasportif : en pleine mutation, le Losc s'est doté d'un centre d'entraînement ultramoderne et vise désormais l'obtention d'un nouveau stade qui remplacerait une enceinte actuellement limitée.
Certes, le taux de remplissage y est de 88,28 %, mais cela ne représente que 15 000 spectateurs en moyenne.
Une capacité plus grande pourrait avoir des conséquences positives sur son budget de 60 ME. Un trophée l'aiderait aussi à passer un cap.

Paris
Forme : avec une défaite lors de ses 19 derniers matches (toutes compétitions confondues), le PSG, 2e, est dans une forme éblouissante. La traversée du désert d'Hoarau et Erding appartient au passé et Nenê (9 buts) rayonne toujours, donnant du relief à un jeu léché. Non seulement Paris ne perd plus, mais il arrive à renverser les situations les plus compromises !
Calendrier : Valenciennes, Monaco et Nancy ne paraissent pas pouvoir entraver la marche en avant d'un club qui, déjà qualifié pour les 16es de C3, se rendra pour la forme à Lviv. Kombouaré doit pourtant veiller à gérer intelligemment un groupe à taille humaine. Une blessure de Sakho pourrait s'avérer préjudiciable.
Leçons du passé : c'est là que le bât blesse, Paris n'ayant pas brillé par sa constance à haut niveau les années passées.
La « crise de novembre » s'est éloignée, mais qu'en sera-t-il d'ici à mai ? Surtout que les coupes occupent à Paris une place particulière et le PSG devra peut-être faire un choix.
Extrasportif : au plus mal avec ses supporteurs, le PSG bénéficie de ses bons résultats mais n'arrive pas à remplir son stade (57,17 %) à cause de son plan sécurité. Le manque de recettes pèse lourdement sur un budget de 80 ME que Paris, marqué par un déficit récurrent, peine à équilibrer à un moment où il cherche des partenaires, voire un nouveau propriétaire.

Rennes
Forme : surprenant 3e, Rennes reprend des couleurs après un mois de novembre éprouvant. Les Bretons semblent plus doués d'un pouvoir de nuisance (nuls contre Lille, Paris et l'OM) que de séduction (quatre petites victoires en huit matches à domicile).
Ils s'accrochent donc à leur puissance athlétique et à leur meilleure défense de L1 (11 buts).
Calendrier : avec Bordeaux, Valenciennes et Caen à venir, Rennes peut s'estimer bien loti et doit juste se méfier de Bordeaux. Mais son effectif est juste, particulièrement en attaque avec le seul Montano comme avant-centre valide.
Leçons du passé : habitué aux départs canons, Rennes est également le club dont le manque de finish fait rire. Des trois, il n'a jamais disputé la C1 et très épisodiquement la C3.
Son effectif jeune peut le faire basculer soit dans l'insouciance, soit dans la « peur de gagner ». L'entraîneur semble pencher pour la 2e hypothèse.
Extrasportif : échecs ou victoires, tout est toujours mesuré dans un stade modeste et l'ensemble manque de folie. Le plus modeste budget des trois (47 ME).
LilleForme : tous les signaux sont au vert chez le leader, dont le dernier des deux revers en L1 remonte à la 10e journée. Meilleure attaque (31 buts) grâce au talent d'Hazard et aux 13 buts de Sow, auteur contre Lorient (6-3) de son 2e triplé, le Losc brille lors des fins de rencontres avec 12 buts inscrits après la 75e minute.Calendrier : avec Arles, Nancy et Saint-Étienne, Lille a les moyens de devenir champion d'automne. Seul bémol, cette victoire indispensable contre La Gantoise pour continuer en C3 et qui peut le freiner en L1. Attention également à un secteur défensif qui n'a ni la même qualité ni le même réservoir que le milieu ou l'attaque.Leçons du passé : Lille joue souvent placé, mais n'est pas...
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