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Économie - Liban - Bilan

Déficit public : inversement de tendance fin octobre

Après avoir suivi une trajectoire baissière au cours des neuf premiers mois de l'année - reculant de 9,3 % fin septembre -, le déficit public a renoué avec la tendance haussière, se creusant de 4 % fin octobre, à 2,5 milliards de dollars. Cet inversement de tendance est notamment le résultat d'un bond
de 143 % du déficit pour le seul mois d'octobre.
Selon les chiffres du ministère des Finances, le déficit public s'est élevé à 2,5 milliards de dollars au cours des dix premiers mois de 2010, contre un déficit de près de 2,4 milliards de dollars au cours de la même période de l'an dernier. Cette progression, estimée à 4 %, est essentiellement le résultat d'une baisse de 51 % des recettes non fiscales, sur les dix premiers mois de l'année.
En termes relatifs, le déficit s'est ainsi élevé à 26,6 % du total des dépenses publiques fin octobre, contre 25,3 % un an plus tôt.
Parallèlement, le solde primaire a enregistré un excédent de 959 millions de dollars au cours des dix premiers mois de l'année, contre un excédent de 904 millions de dollars fin septembre 2009, augmentant ainsi de 6 % sur un an. En termes absolus mais aussi relatifs, l'excédent primaire a ainsi progressé, passant de 9,5 % du total des dépenses publiques à 10,2 % du total de ces dépenses sur un an.
Il convient de préciser que, pour le seul mois d'octobre, le déficit public a augmenté de 143 %, atteignant 460 millions de dollars, contre 189 millions en octobre 2009. Cette hausse mensuelle met ainsi fin à la tendance baissière du déficit, qui avait chuté de 30,7 % au cours des sept premiers mois de l'année, avant de repartir à la hausse à partir du mois d'août.
Jusqu'à fin septembre, le déficit était toutefois toujours en recul de 9,3 % par rapport aux neuf premiers mois de l'an dernier.

Les transferts à l'EDL en baisse de 21,5 %
Toujours selon le ministère des Finances, on note un recul de 1,1 % des dépenses publiques fin octobre, sur un an. Celles-ci se sont élevées à 9,4 milliards de dollars, contre 9,5 milliards de dollars un an plus tôt.
Ce léger recul a été favorisé par l'importante baisse des dépenses du Trésor qui ont chuté de 15,8 % sur un an, couplée à une stagnation des dépenses budgétaires (+0,9 %), qui ont atteint 8,5 milliards de dollars, fin octobre.
Au niveau des dépenses budgétaires, il convient de préciser que les dépenses courantes ont reculé de 1,5 % fin octobre, pour s'établir à cinq milliards de dollars, contre 5,1 milliards de dollars au cours de la même période de l'an dernier.
Quant au service de la dette, il a augmenté de 3,9 %, à 3,3 milliards de dollars, ou 34,9 %, du total des dépenses publiques. En détail, les dépenses d'intérêts liés à la dette interne ont progressé de 8,1 %, tandis que les paiements d'intérêts rémunérant la dette externe ont reculé de 2,8 %. Toujours au niveau des dépenses budgétaires, les transferts à l'EDL ont reculé de 21,5 %, pour s'établir à un milliard de dollars fin octobre, contre près de 1,3 milliard de dollars au cours des dix premiers mois de 2009. Il convient toutefois de préciser que ces variations ne reflètent pas nécessairement l'évolution suivie au niveau de ces postes. En effet, certaines dépenses, comme celles liées à l'EDL, sont souvent différées de plusieurs mois. Force est de rappeler en outre que les transferts à l'EDL ont respectivement totalisé 1,5 et 1,6 milliard de dollars en 2008 et 2009.
Par ailleurs, au niveau des dépenses du Trésor, il convient de préciser que les dépenses allouées aux municipalités ont atteint 373 millions de dollars, comptant ainsi à elles seules pour 39,6 % du total des dépenses du Trésor.

Hausse de 53 % des recettes provenant de l'activité d'enregistrement des propriétés
La baisse des dépenses publiques s'est accompagnée parallèlement d'une contraction plus importante des recettes publiques, d'où le creusement du déficit de l'État. Celles-ci ont en effet diminué de 2,8 % au cours des dix premiers mois de l'année, sur un an, totalisant 6,9 milliards de dollars. Cette baisse s'explique, entre autres, par la dégringolade des transferts des Télécoms, qui ont chuté de 80 % sur un an, à quelque 220 millions de dollars, contre près de 1,1 milliard de dollars au cours de la même période de l'an dernier. Cette forte contraction est due au fait que le ministère des Télécoms n'a toujours pas transféré l'ensemble des recettes de l'État provenant du secteur au Trésor. Cette question avait d'ailleurs fait l'objet d'une vive tension au cours des derniers mois entre la ministre des Finances, Raya el-Hassan, et le ministre des Télécoms, Charbel Nahas, pour qui la loi n'impose aucune règle quant au délai de remboursement de ces montants.
En détail, les recettes fiscales ont augmenté de 12,3 % fin octobre, à 5,1 milliards de dollars. Plus précisément, les recettes provenant de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ont progressé de 10,3 %, à 1,9 milliard de dollars, soit 32,4 % du total des recettes fiscales et 26,9 % de l'ensemble des recettes publiques.
Les recettes douanières ont, quant à elles, progressé de 5,8 %, à 1,6 milliard de dollars. Les droits d'accise (sur l'essence, le tabac, l'alcool et les voitures), dont le montant global a avoisiné un milliard de dollars, ont, en parallèle, enregistré une croissance de 5,5 % sur un an. Quant aux frais d'enregistrement de propriétés immobilières, ils ont augmenté de près de 52,5 % pour atteindre 460 millions de dollars, reflétant ainsi l'essor de l'activité immobilière dans le pays.
Parmi les recettes budgétaires, notons que les recettes non fiscales ont reculé de 51 %, à 811 millions de dollars. Cela est notamment dû au fort recul des recettes provenant des postes détenus par l'État (Casino du Liban, Loterie nationale, aéroport, port et télécoms), qui ont chuté de 64,7 %, à 470 millions de dollars, contre 1,33 milliard de dollars au cours de la même période de 2009.
Enfin, les recettes du Trésor ont augmenté de 4,9 % au cours des dix premiers mois de l'année, atteignant plus de 369 millions de dollars, contre 352 millions de dollars un an plus tôt.
Selon les chiffres du ministère des Finances, le déficit public s'est élevé à 2,5 milliards de dollars au cours des dix premiers mois de 2010, contre un déficit de près de 2,4 milliards de dollars au cours de la même période de l'an dernier. Cette progression, estimée à 4 %, est essentiellement le résultat d'une baisse de 51 % des recettes non fiscales, sur les dix premiers mois de l'année.En termes relatifs, le déficit s'est ainsi élevé à 26,6 % du total des dépenses publiques fin octobre, contre 25,3 % un an plus tôt.Parallèlement, le solde primaire a enregistré un excédent de 959 millions de dollars au cours des dix premiers mois de l'année, contre un...
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