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Nos lecteurs ont la parole

Nous vivons dans le meilleur des mondes...

Par Nabil R. ASMAR
Le jour où chacun de nous se décidera à être bon par conviction personnelle et non pas parce que la société et la religion lui imposent de l'être :
Le jour où les religions et la vie civile deviendront deux entités complètement indépendantes ;
Le jour où une petite partie des grosses sommes, dépensées sur les super - méga - grands mariages, sera consacrée aux pauvres ;
Le jour où ces mecs qui se promènent avec leur « Bluetooth » à l'oreille n'auront plus ces attitudes de garde du corps ;
Le jour où ces femmes au volant d'une grosse cylindrée, la cigarette à la main, ne toiseront plus de haut un pauvre sans-abri qui mendie de quoi s'acheter un pain ;
Le jour où un chauffeur de taxi, frustré, ne se mettra plus à klaxonner en attendant le feu vert ;
Le jour où les petits employés n'iront plus raconter à leur entourage qu'ils sont de hauts cadres ;
Le jour où certaines stations télé arrêteront d'émettre ;
Le jour où ces mecs qui viennent se garer au milieu du chemin, pour laisser le voiturier s'occuper du reste, arrêteront d'avoir ce regard en sortant de leur bagnole, comme si le monde n'appartenait qu'à eux ;
Le jour où le monsieur de la sécurité ne me posera plus sa fameuse question : « Chou 3andak estez » à chaque
fois que je dois entrer à la banque ;
Le jour où les anciens collègues de classe, avec qui on n'était pas vraiment copains, ne poseront plus leur classique question quand je les croise à l'entrée d'une salle de cinéma : « Ahlaannn chou ? Chou 3am ta3mil hon ??? »... (enno 3am oss cha3reh...).
Le jour où chacun de nous se décidera à être bon par conviction personnelle et non pas parce que la société et la religion lui imposent de l'être :Le jour où les religions et la vie civile deviendront deux entités complètement indépendantes ;Le jour où une petite partie des grosses sommes, dépensées sur les super - méga - grands mariages, sera consacrée aux pauvres ;Le jour où ces mecs qui se promènent avec leur « Bluetooth » à l'oreille n'auront plus ces attitudes de garde du corps ;Le jour où ces femmes au volant d'une grosse cylindrée, la cigarette à la main, ne toiseront plus de haut un pauvre sans-abri qui mendie de quoi s'acheter un pain ; Le jour...
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