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Moyen Orient et Monde - Brésil

La police s’empare sans coup férir du bastion des trafiquants à Rio

La population des favelas accueille avec soulagement l'action des forces de l'ordre.
La police brésilienne a annoncé, hier, avoir pris le contrôle du bastion des narcotrafiquants dans un ensemble de favelas du nord de Rio à l'issue d'une offensive éclair. Cette offensive d'une envergure jamais vue à Rio a eu lieu une semaine après le début des violences et des affrontements armés entre trafiquants de drogue et police qui ont fait 35 morts. Deux heures après le début de l'opération, la police a annoncé qu'elle occupait le terrain. Le commandant de la police militaire (PM), Mario Sergio Duarte, a précisé que « jusqu'à maintenant il n'y a pas eu d'affrontements armés » entre les forces de sécurité et les trafiquants bien que des tirs soient encore entendus sporadiquement.
Quelque 2 600 parachutistes, fusiliers marins, membres des forces d'élite de la police et policiers militaires, appuyés par des blindés et des hélicoptères, ont été mobilisés. Policiers d'élite, le visage peint en noir, et soldats ont immédiatement commencé une recherche maison par maison des quelque 600 trafiquants de drogue qui s'étaient retranchés dans cet ensemble de favelas où vivent 400 000 personnes. « Maintenant, c'est un travail de patience. Nous allons fouiller maison par maison. Il n'y aura pas un seul endroit qui ne sera pas vérifié », a ajouté le commandant Duarte. La progression des soldats et policiers se fait lentement, car « c'est un terrain très accidenté et il y a des risques d'embuscades ou d'habitants pris en otages par les narcos. Nous pouvons avoir des foyers de résistance », a expliqué le colonel de la police militaire Milton Correa da Costa.
Quatre tonnes de marijuana ont déjà été saisies, ainsi que 16 fusils, une mitraillette et de nombreuses munitions, a rapporté la télévision citant la police. « Il est important maintenant que la population collabore pour que, finalement, ils aient la paix, ce qu'ils n'ont pas depuis trente ans », a déclaré aussi le porte-parole de la PM, le colonel Lima Castro.
Peu de personnes circulaient dans les rues, des habitants étaient aux fenêtres, d'autres ont accroché, en signe de paix, des drapeaux blancs sur leurs maisons. La population a paru accueillir avec soulagement l'action de la police qui les libère de l'ordre imposé par les narcotrafiquants. Un ex-capitaine du Bataillon des opérations spéciales (BOPE), Paulo Storani, a déclaré à la chaîne Globo News qu'il « n'avait jamais vu une telle harmonie entre policiers et population ».
Cet ensemble de favelas est dominé par le gang criminel Comando vermelho (Commando rouge), un des plus anciens et un des trois plus puissants de Rio. La décision de donner l'assaut a été prise après que les trafiquants eurent de facto rejeté l'ultimatum lancé samedi par les autorités. Cette offensive a été montée pour mettre fin à une vague d'attaques et d'incendies de véhicules lancés par les narcos il y a une semaine.
Après des années d'indifférence, le gouvernement de l'État de Rio, soutenu par le président Luiz Inacio Lula da Silva, a décidé de riposter aux actes de « terreur » des trafiquants qui ont lancé une vague d'attaques en réaction à leur exclusion des favelas pacifiées. Le temps presse pour les autorités qui veulent endiguer la violence endémique de Rio avant d'accueillir le Mondial de football en 2014 et les Jeux olympiques de 2016.
La police brésilienne a annoncé, hier, avoir pris le contrôle du bastion des narcotrafiquants dans un ensemble de favelas du nord de Rio à l'issue d'une offensive éclair. Cette offensive d'une envergure jamais vue à Rio a eu lieu une semaine après le début des violences et des affrontements armés entre trafiquants de drogue et police qui ont fait 35 morts. Deux heures après le début de l'opération, la police a annoncé qu'elle occupait le terrain. Le commandant de la police militaire (PM), Mario Sergio Duarte, a précisé que « jusqu'à maintenant il n'y a pas eu d'affrontements armés » entre les forces de sécurité et les trafiquants bien que des tirs soient encore entendus...
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