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Économie - Sommet

L’Asie-Pacifique veut transformer son rêve de libre-échange en réalité

À Yokohama, les chefs d'État et de gouvernement des 21 économies de l'APEC se sont engagés à résister aux sirènes du protectionnisme.

Photo de famille des dirigeants de l’APEC. Alexander Nemenov/AFP/ POOL

Les pays de l'Asie-Pacifique, dont les États-Unis et la Chine, ont promis hier des mesures concrètes pour réaliser leur rêve de libre-échange dans cette vaste région représentant la moitié du PIB mondial.
À l'issue de deux jours de sommet à Yokohama (région de Tokyo), les chefs d'État et de gouvernement des 21 économies du Forum économique Asie-Pacifique (APEC) se sont engagés à résister aux sirènes du protectionnisme, séduisantes en ces périodes d'incertitude après la crise de 2008-2009.
« Nous demandons à l'APEC de prendre des mesures concrètes vers la réalisation de la zone de libre-échange Asie-Pacifique », ont-ils déclaré dans leur communiqué. Ce projet vise à créer un immense espace libre de barrières tarifaires de l'Asie orientale aux rives américaines de l'océan Pacifique.
Pour approcher leur idéal, les dirigeants comptent « s'appuyer sur les projets régionaux en cours, comme l'Asean+3, l'Asean+6 et le partenariat transpacifique (TPP) », des espaces de libre-échange en construction géographiquement plus restreints.
L'Asean+3 regroupe les dix pays de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean), plus la Chine, le Japon et la Corée du Sud. L'Asean+6 rassemble les mêmes, plus l'Inde, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.
Le TPP est une petite zone de libre-échange limitée à Brunei, au Chili, à la Nouvelle-Zélande et à Singapour, mais que les États-Unis veulent intégrer, tout comme l'Australie, la Malaisie, le Pérou et le Vietnam.
Après l'APEC, un premier « sommet » des membres et aspirants au TPP s'est réuni, et les neuf États participants se sont donné pour objectif une « entrée en fonctionnement (du traité) avant la prochaine réunion de l'APEC en novembre 2011 », selon le président chilien Sebastian Pinera.
Deux réunions sont prévues d'ici là entre les « Neuf », en Nouvelle-Zélande puis au Chili. Les États-Unis font tout pour accélérer ces négociations, afin de ne pas rester à l'écart de la dynamique économique asiatique.
La Chine, elle, préfère négocier « entre Asiatiques » avec l'Asean, bien que consciente que certains pays de la région souhaitent intégrer les États-Unis à l'espace transpacifique pour contrebalancer son influence grandissante.
Dimanche, le président chinois Hu Jintao a voulu envoyer un message rassurant.
« La Chine reste déterminée à poursuivre une politique régionale fondée sur des relations de bon voisinage et d'amitié », a-t-il dit devant les participants de l'APEC, dont certains ont des conflits territoriaux avec Pékin.
Membre de l'Asean+3, le Japon a décidé de discuter aussi avec le groupe TPP.
« Je ne crois pas qu'on puisse dire que l'Asean+3 est "chinoise" et que le TPP est "américain" », a assuré le Premier ministre japonais Naoto Kan, hôte des débats.
Le communiqué final du sommet de Yokohama a rendu compte de cette toile complexe d'échanges et d'accords, qui évolue sur fond de rivalité américano-chinoise pour la prééminence dans cette région plus que jamais stratégique.
Le texte commun promeut également pour la première fois une « stratégie de croissance », où les pays de l'Asie-Pacifique mettent en avant la nécessité d'assurer « une reprise durable de la demande dans le secteur privé » et de fonder les assises « d'une croissance plus équilibrée » à l'avenir, dans l'esprit des conclusions du G20 de Séoul.
L'APEC s'est dit aussi en faveur de « taux de change davantage déterminés par le marché, reflétant les fondamentaux économiques » et a promis « d'éviter toute dévaluation compétitive » des devises, à l'heure où une possible « guerre des monnaies » suscite l'inquiétude.
Les pays de l'Asie-Pacifique, dont les États-Unis et la Chine, ont promis hier des mesures concrètes pour réaliser leur rêve de libre-échange dans cette vaste région représentant la moitié du PIB mondial.À l'issue de deux jours de sommet à Yokohama (région de Tokyo), les chefs d'État et de gouvernement des 21 économies du Forum économique Asie-Pacifique (APEC) se sont engagés à résister aux sirènes du protectionnisme, séduisantes en ces périodes d'incertitude après la crise de 2008-2009.« Nous demandons à l'APEC de prendre des mesures concrètes vers la réalisation de la zone de libre-échange Asie-Pacifique », ont-ils déclaré dans...
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