La découverte de deux bulles géantes mystérieuses liées l’une à l’autre et émettant de puissants rayonnements gamma au cœur de notre galaxie, la Voie lactée, intrigue les astrophysiciens. Photo AFP
Outre Doug Finkbeiner, Meng Su et Tracy Slatyer de l'Université Harvard ont également contribué à cette découverte réalisée en analysant des données accessibles au public provenant du télescope Fermi à champ large (LAT) lancé en juin 2008 par la NASA, l'agence spatiale américaine. Ce télescope spatial, fruit d'une collaboration internationale, est le plus sensible aux émissions de rayons gamma grâce à un détecteur à très haute définition et balaie le ciel entièrement toutes les trois heures.
Les rayons gamma sont les rayonnements lumineux ou électromagnétiques dotés de la plus haute énergie. D'autres astrophysiciens qui étudient ces rayonnements n'avaient pas détecté ces bulles, en partie à cause de l'abondance de ces émissions qui se produisent partout dans le ciel et créent une sorte de brume interstellaire. Ce phénomène se produit quand les particules, se déplaçant à une vitesse proche de celle de la lumière, interagissent avec la lumière et les gaz interstellaires dans la Voie lactée.
Les astrophysiciens continuent à analyser ce phénomène pour tenter de mieux comprendre comment cette structure jamais vue auparavant s'est formée. Les bulles émettent des rayonnements gamma beaucoup plus puissants que ceux détectés ailleurs dans la Voie lactée, précisent les chercheurs. Dans un grand nombre d'autres galaxies, de tels jets sont formés par de la matière tombant vers le centre du trou noir, objet massif dont le champ gravitationnel est si intense que rien, même pas la lumière, ne peut s'en échapper. Bien que rien n'indique que le trou noir au centre de la Voie lactée soit la source de tels jets de particules, ils auraient pu exister il y a plusieurs millions d'années.
Ces bulles pourraient aussi s'être formées avec des gaz provenant d'explosions ayant résulté de la naissance d'étoiles, ou de groupes stellaires au centre de notre galaxie, avance l'astrophysicien David Spergel de l'Université Princeton (New Jersey, Est).


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